Millennials, votre avis sur le Brexit n’est pas figé

Chers millennials,

J’ai lu et regardé avec beaucoup d’attention les plaintes que beaucoup d’entre vous, et d’autres en votre nom, ont formulés au sujet du référendum du Brexit. Depuis deux ans et sept mois, Internet est inondé de reproches selon lesquels une génération plus âgée a « volé votre avenir ». Certaines de ces plaintes sont sérieuses ; d’autres sont (intentionnellement ou involontairement) drôles ; beaucoup sont quelque peu véhémentes. Voici quelques exemples de tweets :

Certains, comme nous pouvons le voir, s’aventurent dans un style dont j’avais pensé que vous, les jeunes, trouviez inapproprié. Le site « Deatherendum » en était un bon exemple jusqu’à ce qu’il soit désaffecté. Certains des plus absurdes de ces messages sont écrits par d’assez vielles personnes et prétendument assez sages pour savoir mieux, et pas seulement Polly Toynbee. Prenons, par exemple, ce tweet grossièrement illogique de Peter Kellner.

Demain, 19 janvier, c’est la journée des changements. La majorité pro-brexit disparaît, même si personne ne change d’avis. Les adolescents, principalement Remain, atteignent les 18 ans, et les électeurs plus âgés, principalement Leave, les décès, rétrécissent la majorité Leave de 1350 par jour. A partir de dimanche, la démographie produira à elle seule une majorité restante.
— Peter Kellner, 18 Jan. 2019

Si vous faites partie de ceux qui voudraient trouver de telles pensées crédibles, vous devez y repenser. La dynamique de qui vote comment et à quel âge est en fait plus compliquée que cela. Oui, il semble que 74 % des moins de 24 ans aient voté pour le Remain. Mais, dans votre naïveté juvénile, vous ne comprenez pas la dynamique de la maturité ; celle de devenir votre propre personne en grandissant, puis de changer vos croyances, autrefois jeunes et idéalistes. Oui : il est de mon devoir de vous dire qu’au moment où vous quitterez cette terre, la majorité d’entre vous aurez probablement réalisé à quel point un vote Leave était meilleur pour la Grande-Bretagne qu’un vote Remain – et ce changement d’avis aura, en effet, lieu pour beaucoup d’entre vous pas si longtemps.

Ceux d’entre vous qui pensent que les jeunes conquerront la majorité pro-Brexit avec le temps s’appuient sur une seule idée : celle qu’en grandissant, les jeunes ne changent pas d’idées. En cela, vous proposez une théorie sur le développement humain : celle que les croyances des jeunes demeurent constantes tout au long de leur vie. Eh bien, quitte à avoir une théorie, ne serait-il pas meilleur d’étudier le sujet avant de la prétendre vraie ? Vous n’avez pas besoin d’aller trop loin pour apprendre beaucoup. Ce faisant, vous découvrirez à quel point vous avez tort. Permettez-moi de vous aider dans vos recherches avec les commentaires suivants.

L’ouvrage désormais classique et reconnu de longue date sur le thème de la maturité de l’Homme a été écrit par Erik Erikson qui décrit, je dirais poétiquement mais tout de même avec justesse, comment l’âme humaine évolue au cours de sa vie. Voici un joli (et bref) lien YouTube expliquant la théorie d’Erikson. L’un de ses points clés (vers 3min15) est que pour les 40-65 ans la question la plus importante pour l’individu est celle de la « Générativité » – le souci de guider la génération suivante – le désir de transmettre quelque chose à la génération suivante, que ce soient leurs propres enfants, leurs petits enfants ou les autres. Ce désir, dit Erikson, est la question transcendantale à cette étape de la vie. Ce lien, soit dit en passant, renvoie à un article très cité qui vérifie en particulier (page 3) l’affirmation d’Erikson selon laquelle la « générativité » augmente considérablement à mesure que l’individu vieillit. L’article montre que les caractéristiques d’Erikson ne diffèrent pas entre les hommes et les femmes ; entre les différentes classes sociales ; entre les malades et les personnes en bonne santé ; et même, substantiellement, par le niveau d’instruction. Mais ces caractéristiques, et en particulier la Générativité, diffèrent entre les jeunes et les personnes âgées.

Deux autres livres – The Seasons of a Man’s Life de Daniel Levinson (je recommande cet article de Levinson qui décrit son travail, qui s’inspire largement de Piaget, Erikson, Jung et autres), et Passages : les crises prévisibles de l’âge adulte de Gail Sheehy – écrit il y a plusieurs années mais toujours aussi pertinent – offrent aux hommes comme aux femmes une vision des changements qui surviennent en général dans chez tous les types de personnes, à mesure que la personne grandit. Je les recommande en général, indépendamment de ce point particulier.

La recherche est claire : tout cela est très bien connu et généralement accepté. Beaucoup d’entre vous, les millennials, ont étudié les modèles d’Erikson à l’université. Ce qui rend d’autant plus surprenant que les affirmations – de ceux d’entre vous qui, sur Twitter, relaient cette triste histoire d’anciens qui gâcheraient tout, ou bien ceux qui réussissent à s’attirer les faveurs des médias – reçoivent une certaine attention. Il est probable que la plupart des raisons pour lesquelles la BBC ou Channel 4 relaient ces réflexions n’ont pas grand-chose à voir avec le fait que ce que vous dites a un sens ou non, et tout à voir avec le fait que cela aide leur récit de Remain, selon lequel le vote pour quitter l’UE doit être inversé.

Mais ignorer la dynamique de la maturité n’a guère de sens. En effet, je me souviens qu’à la fin des années 60, nous avions un souhait : « ne jamais faire confiance à quelqu’un de plus de 30 ans ». Cela a été extrêmement amusant, même si je me souviens d’avoir été incrédule à l’époque où les personnes âgées commençaient à me considérer comme une source potentielle de sagesse profonde, alors que je savais très bien que je ne savais rien du tout.

Rapidement, tous ceux qui ont dit « ne jamais faire confiance » au mantra ont atteint l’âge de 31 ans, et ont tranquillement laissé tomber cette bêtise. Mais apparemment, l’envie de vénérer la délicate jeunesse est toujours présente dans les médias – surtout lorsque ce qui est dit correspond aux désirs des membres des médias eux-mêmes. Peu importe votre revenu, que vous ayez un emploi ou non, que vous soyez malade ou en bonne santé, ou bien votre sexe : en vieillissant, vous changez, et le changement est de plus en plus important, car vous êtes davantage soucieux que ce que vous faites bénéficie aux générations suivantes.

Permettez-moi d’essayer, en piètre psychologue, d’extraire le genre de choses que ces fameux chercheurs ont dit au sujet de la maturité.

L’adolescent et le jeune adulte sont d’abord des êtres très idéalistes et ouverts. La pensée collectiviste, ce que l’on pourrait appeler la pensée de gauche, attire les jeunes (voir la célèbre citation de Clemenceau : « Si mon fils n’est pas communiste à 20 ans, je le déshériterai. S’il est encore communiste à 30 ans, je le déshériterai »). Probablement à cause d’un manque d’expérience du monde, ils ne peuvent pas concevoir qu’ils auront un jour un point de vue différent de celui-là.

Les jeunes, selon Erikson, ont un grand désir de s’intégrer (pour ne pas remettre en question l’orthodoxie de leurs pairs et la monoculture de gauche au sein des écoles et universités du Royaume-Uni). Ils condamnent les personnes âgées dont l’expérience les a entre-temps amenées à décider que de telles opinions étaient irréalistes.

À un moment donné de l’histoire, le point de vue de la cohorte actuelle de jeunes dépendra également de l’environnement économique prédominant : si les temps sont bons, des points de vue les plus idéalistes seront à l’honneur ; s’ils sont mauvais, les plus réalistes seront à l’œuvre. Au Royaume-Uni, par exemple, ceux qui ont grandi sous les désastreux gouvernements travaillistes des années 1945-50, des années 1970, ou des années 2000, se sont rapidement mis à voter pour des gouvernements conservateurs parce qu’ils étaient capables de voir très clairement à quoi avaient abouti les politiques de gauche.

D’autre part, ceux qui ont grandi sous des gouvernements conservateurs prospères peuvent plus facilement trouver séduisant d’exiger des politiques de gauche, quand ce qu’ils voient comme des imperfections de la société capitaliste se révèle (et pour être honnête, le gouvernement de Tony Blair était, au premier semestre, plus conservateur que travailliste, c’est seulement lorsque lui et Gordon Brown débloquèrent leur tsunami financier, entraînant un renforcement massif du krach financier en 2007-2010 que furent appliquées de réelles politiques de gauche).

Ce sont presque entièrement des gens n’ayant pas vécu les années 1970, avec ses services ferroviaires épouvantables, qui réclament aujourd’hui la renationalisation des chemins de fer. Seuls ceux qui, à la fin des années 1940 et au début des années 1950, n’ont pas eu à souffrir de la faim due au rationnement pensent qu’un contrôle gouvernemental centralisé sur des questions telles que l’alimentation est une bonne idée.

Mais, en général, pour le jeune, l’idéalisme a tendance à dominer la journée, et sa naïveté par rapport au monde amène le jeune à condamner d’emblée toute personne âgée qui se montre plus prudente dans son point de vue. (Tous les jeunes ne sont pas comme ça ; quelques exceptions sont raisonnables à un jeune âge, mais la plupart ont des étoiles plein la tête, je sais que j’étais personnellement beaucoup plus idéaliste à l’époque, et je sais maintenant combien j’avais tort).

Puis, quelque part entre l’âge de 20-25 ans – parfois un peu plus tard pour les plus tardifs – la réalité commence à s’installer. Pour bon nombre d’entre eux, cela se produit au moment où ils quittent l’université. Soudain, le point de vue idéaliste doit faire face à la réalité du monde. La vie ne consiste pas à obtenir un prêt étudiant ou à arpenter des rues avec un mégaphone pour rallier les troupes à une manifestation. Il faut payer un loyer convenable, mettre du pain sur la table, tout le mécanisme élaboré pour se faire une vie et devenir un être humain vraiment indépendant est à faire.

Ainsi, surprise surprise, un changement majeur dans les habitudes de vote se produit peu après le départ de l’étudiant de l’université. C’est peut-être exaspérant d’entendre cela, cher millennial, mais il y a de fortes chances que ce changement vous arrive. Votre opinion sur le Brexit pourrait commencer à s’adoucir. Vous pourriez même changer d’avis et commencer à regretter la façon dont vous vous êtes emporté contre grand-mère qui avait ruiné votre avenir. Mais même si ce changement ne se produit pas immédiatement après votre départ de l’université, il se produira, pour la plupart d’entre vous, à un stade ultérieur de votre vie. Lorsque vous entrerez dans le monde, la plupart d’entre vous se marieront ou auront un partenaire pour longtemps. Vous aurez des enfants. Tout votre regard va changer : ce ne sera plus vous qui ferez un solo dans le monde, ouvert à de nouvelles expériences et croyant dans le meilleur de chacun. Vous vous concentrerez plutôt sur la protection de votre famille, la constitution de votre patrimoine, l’éducation de vos enfants et la création d’un avenir pour votre petite équipe. Des familles, des millions d’entre elles, qui s’efforcent et luttent contre la dure réalité de la vie quotidienne, sont, comme on l’a si souvent dit, le noyau de la société. Pour la plupart des familles, l’idéal ne sera jamais atteint ; il y aura des difficultés, des luttes, des divisions, des malheurs ; mais à travers tout cela, l’individu, en tant que membre de sa famille, grandit et se développe, apprend la dure réalité de la vie, et surtout, sent le danger d’un état trop oppressant qui lui dit quoi faire, qui rend sa vie plus difficile, qui régule tant de choses de sa vie, et surtout qui le taxe si durement, en toute occasion. (C’est l’expérience du paiement des impôts qui conduit si souvent à des changements d’opinion assez rapides quant à l’équilibre relatif entre les avantages et les inconvénients que procure l’État.)

Donc cette étape de la vie, ce qu’on pourrait appeler l’étape du fournisseur, ou celle des actifs, mène à une vision différente. D’après les chiffres, il semble qu’en ce qui concerne le Brexit, il y ait un changement en direction du Leave. A ce stade de leur vie, les gens commencent à comprendre qu’un système économique fondé sur le principe « Bruxelles sait mieux que quiconque » est dérivé de ce que Hayek appelait – bien que l’électeur moyen n’ait peut-être pas entendu ce terme – « La présomption fatale ».

Aucune puissance organisatrice centrale ne peut jamais savoir ce qu’il y a de mieux pour l’économie : comme Adam Smith l’a si bien montré, les meilleures économies sont celles où les décisions sont prises par des millions de personnes, opérant sur des marchés libres. Les actifs constatent – clairement ou vaguement – qu’à travers l’UE, la croissance économique a été minuscule par rapport à presque toutes les autres régions du monde. Ils entendent parler du chômage massif des jeunes dans les pays de la périphérie de l’UE qui ont été essentiellement réduits en colonies pour l’Allemagne – en particulier les pays méditerranéens, mais aussi la France et d’autres – et ne veulent pas cela pour leurs enfants. Ils voient les décisions épouvantables qui sont prises lorsqu’un pays, l’Allemagne, est autorisé à se prononcer sur la politique migratoire de l’ensemble de l’espace Schengen plus encore. Ils en viennent à comprendre ce qui est si rarement enseigné dans nos universités, à savoir que l’organisation d’une économie à partir d’un centre a été mise à l’essai par des gouvernements dans une centaine de pays ou plus dans le monde, et qu’elle n’a jamais réussi. Que l’échec ait été grave – comme au Venezuela, en Corée du Nord, à Cuba, en Russie soviétique et dans d’autres pays, ou partiellement désastreux – comme en Argentine, en Grèce, au Vietnam, en Allemagne de l’Est et dans tant d’autres pays – ils peuvent voir, de manière plus ou moins claire, que la croyance selon laquelle les fonctionnaires devraient diriger depuis le centre peut, comme l’UE qui impose de manière désordonnée des règles au marché unique, faire peser écrasante une pression sur la croissance économique. Et ils peuvent voir que le type de clientélisme corporatif dans lequel un centre trop puissant semble toujours tomber – qu’il s’agisse de fabricants allemands persuadant Bruxelles de faire pencher massivement la balance en faveur de désastreux moteurs diesels allemands, qui provoquent des dizaines de milliers de morts prématurées en Europe, ou le copinage trop étroit du gouvernement Theresa May avec le CBI [NDT : le plus important syndicat patronal britannique] – discrédite le capitalisme et réduit par-dessus tout la croissance économique, en soutenant le pouvoir en place au profit du changement.

Petit à petit, ces actifs apprennent à quel point les bonnes politiques de droite (et non des politiques de copinage) mènent à plus d’emplois, à une plus forte croissance des salaires et à une meilleure économie. Les actifs ayant une famille à charge privilégient également l’autonomie au collectivisme, si bien qu’ils s’orientent d’une manière ou d’une autre vers le désir de faire sortir la Grande-Bretagne de l’UE.

Comme je l’ai dit, cher millennial, pour certains d’entre vous, cela arrivera dans la vingtaine. Pour d’autres, cela ne sera peut-être même pas encore arrivé lorsque vos enfants grandiront et deviendront eux-mêmes des europhiles aux yeux étoilés. Pour certains, il faut passer à la phase suivante de la vie pour changer d’avis. Nous pourrions appeler cette étape celle des grands-parents, ou des têtes grises.

L’aspect le plus amusant de la rage du millennial à propos du Brexit est la conviction manifeste que ces personnes âgées, qui ont voté pour le Brexit en si grande partie, ne se préoccupaient que d’elles même plutôt que de leur famille ou de leur pays. Il y a peut-être là un élément de projection. Malgré leurs idéaux, d’après ce que j’ai vu, les jeunes ont tendance à être un peu plus égocentriques que les personnes âgées.

Mais de toute façon, les personnes âgées ne sont pas si égocentriques. À cette époque de leur vie, beaucoup sont grands-parents, et si vous en connaissez, vous savez à quel point ils sont impliqués avec leurs petits-enfants et combien ils veulent pour eux un bon avenir. La générativité, pour reprendre les mots d’Erikson, a pris une part beaucoup plus importante dans les motivations de leurs décisions. Lorsqu’ils atteignent la soixantaine, les uns pensent beaucoup plus à l’avenir et à ce qui est bon pour le monde qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant. D’autres ont – surprise ! – beaucoup d’expérience et beaucoup réfléchi à la question – une possibilité qui ne s’est pas encore présentée à vous, cher millenial.

Idéalisme versus sagesse : lequel de ces deux choix préfèrerais-je si je voulais qu’une bonne décision soit prise ? Est-il vraiment si surprenant que je dise qu’il s’agisse du second ? Puis-je suggérer que, dans quelques années, vous aussi, vous croirez la même chose ?

Ainsi, ce n’est pas parce que certains d’entre nous meurent et que d’autres atteignent l’âge de voter qu’un changement massif des habitudes de vote, en faveur du Remain, est en train de se produire, ou va se produire. Ils disent qu’un conservateur est un libéral qui s’est fait agresser par la réalité. Nous nous faisons tous agresser par la réalité, jusqu’à un certain point, lorsque nous quittons le cocon protecteur du foyer parental, de l’université. Certains d’entre nous prennent un peu de temps pour apprendre de cette réalité ; certains prennent beaucoup plus de temps ; certains n’apprennent jamais. Mais je m’excuse de devoir vous informer que vous, les millennials, serez peut-être, dans 40 ans, les plus ardents défenseurs d’une Grande-Bretagne indépendante.

Réfléchissez-y : dans les années 1970, ceux d’entre nous qui ont maintenant 70 ans étaient au début de la vingtaine. Devinez quoi ? Nous avons organisé un référendum à l’époque, et nous avons voté pour rester dans l’UE (ou, je devrais plutôt dire, dans le marché commun). Pourquoi ? Nous étions jeunes et idéalistes. Tout cela semblait très prometteur. En 1975, même Margaret Thatcher portait une veste en laine avec les drapeaux des États membres de l’UE et a promu l’adhésion (au marché commun, bien sûr, pas au projet politique et économique qui est devenu l’UE).

Mais, ces mêmes jeunes qui ont voté pour rester dans le marché commun en 1975 ont aujourd’hui 60 à 70 ans et ont voté Leave 2016. Pourquoi pensez-vous que cela s’est produit ? Est-il si difficile pour vous de comprendre que le même processus de maturité que nous avons tous vécu, celui qui nous a fait changer d’avis, peut, tôt ou tard, se produire chez vous aussi ?

Jon Moynihan

Source : CapX, traduit par Jean





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