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Gilets jaunes : la France rejette les accusations de l’ONU sur «l’usage excessif de la force»

La France aura mis un peu plus d’un mois pour répondre de manière argumentée aux accusations de violences policières portées par l’ONU. En mars dernier, Michelle Bachelet, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, avait demandé que l’Hexagone enquête « urgemment » sur « tous les cas rapportés d’usage excessif de la force ». En retour, le 11 avril, le gouvernement lui a adressé une note d’une vingtaine de pages, dans laquelle est résumée sa « stratégie de défense », rapporte ce mercredi Le Monde qui a eu accès au document.

Pour justifier ses méthodes de maintien de l’ordre, le gouvernement tient d’abord à revenir sur le contexte des manifestations et les conditions « particulièrement difficiles » dans lesquelles les policiers et gendarmes ont travaillé. Pour justifier l’emploi d’armes de force intermédiaires – grenades de désencerclement, lanceurs de balles de défense, les grenades lacrymogènes –, le gouvernement rappelle aussi que le cadre légal qui s’applique n’est pas celui de « la manifestation » mais de « l’attroupement », c’est-à-dire « une manifestation qui a dégénéré dans la violence ». Ce passage l’illustre bien : « À aucun moment le LBD n’est utilisé à l’encontre de manifestants, même véhéments, si ces derniers ne commettent pas de violences physiques, notamment dirigées contre les forces de l’ordre, ou de graves dégradations. Mais alors il ne s’agit plus de manifestants, mais de participants à un attroupement violent et illégal. »

Source : Le Figaro – «Gilets jaunes»: la France rejette les accusations de l’ONU sur «l’usage excessif de la force»

Au Québec, la gauche radicale, les libéraux et les intégristes font alliance contre la laïcité

Le gouvernement du Québec a décidé d’adopter une loi imposant la neutralité des fonctionnaires. Au pays du multiculturalisme, cette initiative majeure a donné naissance à une drôle de coalition, qui ne recule devant rien pour faire capoter le projet. Ce qui souligne en creux la fracture entre le Canada multiculturaliste et le Québec francophone.

Mais qu’a donc décidé le gouvernement du Québec pour déclencher de telles réactions ? Quelle volonté poursuit François Legault, le Premier ministre, pour se voir accusé de préparer un « nettoyage ethnique« , de s’inspirer de Mein Kampf, voire de paver la voie à un attentat au Canada ? En réalité, l’homme politique de centre-droit et son parti au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ) entendent simplement appliquer leurs promesses de campagne et faire adopter un projet de loi établissant une laïcité plutôt mesurée dans la Belle Province. Une initiative, soutenue par une large majorité de Québécois (autour de 65% dans les études d’opinion), qui vaut pourtant à Legault un torrent d’injures et de diffamations, révélant la sensibilité de la question du rapport aux religions au Québec, mais également celle de la place qu’occupe la province francophone au Canada. Depuis plusieurs semaines, « les actions des opposants à la loi 21 sont amplifiées alors que la voix des défenseurs de la laïcité rarement entendue, déplore Djemila Benhabib, militante laïque établie au Québec. Il y a un sérieux problème avec la couverture médiatique.

Source : Marianne – Au Québec, la gauche radicale, les libéraux et les intégristes font alliance contre la laïcité

Confusion ? CNews utilise des images de 2018 pour illustrer le «bain de foule» de Macron au Touquet

Dans une séquence consacrée à la venue d’Emmanuel Macron au Touquet le 21 avril 2019, la chaîne d’information a diffusé des images montrant Emmanuel Macron serrer des mains… aux côtés d’Alexandre Benalla. Une scène datant du début de son mandat.

«Même en tenue de sport et en vacances, il se prête au jeu des photos», commence la voix off d’une séquence diffusée par CNews (mais retirée depuis du compte YouTube de la chaîne), consacrée à la venue d’Emmanuel Macron au Touquet, dans le Pas-de-Calais. Sur les images accompagnant le commentaire, présentées comme datant du 21 avril 2019, photographies et poignées de mains. Mais la vidéo utilisée en début de reportage date en réalité de 2018, comme l’a repéré, entre autres, le journaliste et militant Juan Branco

Source : RT en français – Confusion ? CNews utilise des images de 2018 pour illustrer le «bain de foule» de Macron au Touquet

Étudiante, Nathalie Loiseau a figuré sur une liste d’extrême droite

Tête de liste LREM aux européennes, Nathalie Loiseau se présente comme le principal barrage à l’extrême droite. Dans sa jeunesse pourtant, elle fut candidate aux élections étudiantes de Sciences-Po Paris, sous l’étiquette de l’UED, un syndicat né sur les cendres du GUD et prônant l’union des droites. Elle assure n’avoir à l’époque « pas perçu » la couleur politique de ce syndicat.

Elle a fait de la lutte contre les « nationalistes » en général, et contre l’extrême droite française en particulier, son cheval de bataille pour les élections européennes. Depuis son passage au Quai d’Orsay, et plus encore aujourd’hui qu’elle conduit la liste La République en marche (LREM) pour le scrutin du 26 mai, Nathalie Loiseau ne rate jamais une occasion de se présenter comme le principal rempart au parti de Marine Le Pen

Source : Mediapart– Etudiante, Nathalie Loiseau a figuré sur une liste d’extrême droite

2019 sera l’année de Nigel Farage – et l’annus horribilis des Conservateurs

Nigel Farage est de retour. Moins de trois ans après que la Grande-Bretagne a voté pour le Brexit et que Farage a quitté la politique pour « reprendre sa vraie vie », l’ancien dirigeant du UKIP et actuel dirigeant du Parti du Brexit a été forcé de retourner sur le ring. Furieux de la « trahison du Brexit », Farage n’a pas l’air d’un boxeur qui a vieilli, mais d’un boxeur expérimenté et en pleine ascension. Je le connais depuis sept ans et aujourd’hui, il est aussi énergique, ambitieux et confiant qu’il ne l’a jamais été. Et il est en train de percer.

Bien qu’il ait été lancé il y a à peine une semaine, le Parti du Brexit est déjà en plein essor dans les sondages, peut revendiquer plus de 100 000 adhérents inscrits et arrache d’importants segments de l’électorat du Parti conservateur. Les instincts politiques de Farage et son timing ont toujours été sous-estimés. Aujourd’hui, il puise directement dans un réservoir de frustration parmi les Leavers qui se sentent complètement à la dérive par rapport à la vision de Mme May sur le Brexit, son incapacité à ne pas garder l’option « sans d’accord » sur la table et sa décision de faire confiance à Jeremy Corbyn, dont on vient seulement d’inviter à croire alors qu’il avait été plus tôt représenté comme une menace majeure pour leur sécurité nationale.

Cette révolte relancée à droite pourrait encore avoir de profondes conséquences. Il y a plus de place pour Farage aujourd’hui qu’il n’y en a jamais eu auparavant. Ce qui a commencé comme une campagne contre l’UE se transforme en une campagne contre Westminster. La semaine dernière, un sondage indiquait qu’un Leaver britannique sur deux avait l’intention de voter pour Farage. Comme Sir John Curtice l’a noté récemment dans le Telegraph, les Leavers ne quittent plus le Parti conservateur au compte-gouttes, mais dans un tsunami. C’est profondément problématique pour un parti qui compte beaucoup plus sur les Leavers que sur les Remainers. Lors des sondages de la semaine dernière, le Parti du Brexit s’est classé entre 12 et 14 %, ce qui est plus que suffisant pour mettre les conservateurs dans l’opposition et Jeremy Corbyn au numéro 10 (Ndt: l’adresse de la résidence du Premier Ministre). Ne vous y trompez pas : 2019 pourrait être l’annus horribilis du Parti conservateur.

Source : The Daily Telegraph – 2019 will be Nigel Farage’s year – and the Tories’ annus horribilis

Notre Dame : des interrogations quant à la piste accidentelle

L’incendie maîtrisé, de nombreuses questions se soulèvent.
Principalement : comment cela s’est-il passé et maintenant comme faire pour rénover. Macron nous propose d’en faire une « autre » finalement, encore plus belle, en 5 ans. Avant les JO. Ce que le feu n’a pu réussir, cette précipitation peut l’achever.

Avec beaucoup de précipitation, la presse et les politiques, dans une incantation unanime et répétitive, en appellent à l’ incendie accidentel, ce que le Procureur sous-entend également, excluant a priori la piste volontaire. Avant l’enquête. Si pour nous, non spécialistes, il est difficile d’apprécier, des voix de personnalités travaillant justement dans le domaine s’élèvent pour s’interroger sur la facilité, la rapidité et la violence avec laquelle du bois de plusieurs siècles, quasiment transformé en pierre avec les années, a pu s’enflammer, l’ai dirait presque, si facilement. Surtout que, contrairement à ce qui est répété en boucle sur les plateaux, tout le système de sécurité de Notre-Dame a été remis à plat, notamment des portes coupe-feux ont été installées et le système électrique à neuf. Donc, la petite étincelle venant des travaux ne peut en aucun cas être la source d’un tel incendie, il faut une charge calorifique importante de départ pour lancer un tel incendie. L’accident semble improbable …

Source : COMITE VALMY – Notre-Dame : des interrogations quant à la piste accidentelle discrètement soulevées par Karine Bechet-Golovko

Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie

Il ne se passe donc pas une journée depuis l’incendie de Notre-Dame-de Paris sans que le Président de la République et son gouvernement ne nous gratifient d’annonces toutes plus absurdes ou scandaleuses les unes que les autres.

Emmanuel Macron avait déjà fait très fort mardi en expliquant qu’il allait reconstruire Notre-Dame plus belle qu’avant, et en cinq ans (voir notre article). Plus belle qu’avant ? On sait désormais comment : en lançant un concours d’architecture pour la reconstruction de la flèche ! Car pour notre Président de la République, « la flèche ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine », on peut l’effacer d’un trait de plume. Exit Viollet-le-Duc de la cathédrale Notre-Dame. On en est là, donc, en 2019, de la considération pour le XIXe siècle que les historiens de l’art ont pourtant réhabilité ces quarante dernières années. On ne sait que dire devant tant d’inculture.

Source : La Tribune de l’Art – Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie

Rapport sur la liberté de la presse : «l’hostilité» et la «haine» envers les journalistes augmentent  

Reporters sans frontières a publié ce jeudi son rapport 2019 sur la liberté de la presse dans le monde. Seulement 24% des 180 pays et territoires étudiés affichent une situation «bonne» ou «plutôt bonne» pour la liberté de la presse.

«La haine des journalistes a dégénéré en violence». Le rapport 2019 de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse dans le monde, publié ce jeudi, est loin d’être optimiste. 24% seulement des 180 pays et territoires étudiés affichent une situation «bonne» ou «plutôt bonne» pour la liberté de la presse, contre 26% en 2018. La majorité des pays sont dans une situation soit problématique (37%), soit difficile (29%), soit préoccupante (11%), d’après le classement établit par RSF. «Le nombre de pays considérés comme sûrs, où les journalistes peuvent exercer leur métier en toute sécurité, continue de se réduire, tandis que les régimes autoritaires renforcent leur emprise sur les médias», écrit l’ONG. Le rapport dénonce «l’hostilité» voire «la haine» à l’encontre des journalistes qui mène à «des passages à l’acte plus graves et plus fréquents, qui provoquent un accroissement des dangers».

 

Source : Le Figaro – Rapport sur la liberté de la presse : «l’hostilité» et la «haine» envers les journalistes augmentent  



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Le patriotisme est chose sainte. C’est la vertu, la fierté, la santé et la consolation des peuples. C’est lui qui, seul, dans l’égoïsme abominable où nous nous mourons, dans la décomposition du sang de la France qui va pourrissant chaque jour davantage les meilleurs et les plus robustes, peut encore aux heures suprêmes du danger, faire germer, sur notre sol dégénéré, les semailles des gloires anciennes, et rallumer les enthousiasmes éteints dans nos cœurs refroidis.

Octave Mirbeau, Le Gaulois, 11 janvier 1883.



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