Le débat des européennes

Le débat de l’Emission politique organisé par France 2 qui devait à la base réunir 9 candidats a été sommé par le tribunal administratif de Paris d’inviter François Asselineau, Benoît Hamon et Florian Philippot.

Qui était sur le plateau ?

Il est 21h, le grand show télévisé réunit les 12 têtes de listes principales des élections européennes. Un peu plus de 3h de débat, avec des hauts et des bas. Les invités : François Asselineau pour l’UPR, Manon Aubry pour la France Insoumise, Jordan Bardella pour le Rassemblement National, Ian Brossat pour le PCF, François-Xavier Bellamy pour les Républicains, Nicolas Dupont-Aignan pour la liste des Amoureux de la France, Raphaël Glucksmann pour la liste des Combats Communs soutenue par le PS, Benoît Hamon pour Générations, Yannick Jadot pour EELV, Nathalie Loiseau pour La République En Marche, le MoDem, Agir et le Parti Radical, Jean-Christophe Lagarde pour l’UDI, et Florian Philippot pour Les Patriotes.

Les têtes de liste sont majoritairement des jeunes visages, notamment Jordan Bardella qui, 23 ans est devenu porte-parole du parti de Marine Le Pen avant d’être désigné comme tête de liste. Manon Aubry, 29 ans, tête de liste de la France Insoumise est quant à elle une ancienne porte parole d’Oxfam, célèbre ONG qui lutte contre l’évasion fiscale. Ce sont les deux plus jeunes de cette promo #européennes2019. Viennent ensuite les trentenaires avec l’essayiste Raphaël Glucksmann et le Maire-Adjoint de Paris au Logement Ian Brossat, mais aussi le très Républicain Bellamy âgé de 33 ans et philosophe, à l’instar de l’inspecteur général de l’administration ancien vice-président du Front National Florian Philippot âgé de 37 ans. A ceux-là il faut ajouter les quinquagénaires Yannick Jadot, Benoît Hamon et Nicolas Dupont-Aignan qu’on ne présente plus, ainsi que le moins connu patron de l’UDI Jean-Christophe Lagarde qui peut se prévaloir d’avoir côtoyé Simone Veil. Le doyen de ce débat étant François Asselineau, 61 ans et candidat à la présidentielle de 2017.

Première prise de parole : à chaque candidat un objet fétiche.

Les menottes de François Asselineau.

La première prise de parole revient au doyen du débat François Asselineau, qui prône la sortie de la France de l’Union européenne, qui présente son objet : une paire de menottes bleue aux étoiles d’or qui symbolisent selon lui « que toutes les politiques sont fixées par les traités européens ». François Asselineau présente à l’issue de son introduction une clé, celle qu’il propose aux français pour les délier de ces menottes, à savoir le Frexit.

La baguette à Philippot.

S’en suit l’intervention de Florian Philippot qui pour introduire présente une baguette de pain « qui est un symbole des méfaits de l’Union européenne avec la forte augmentation des prix lors du passage à l’euro ». Lui aussi prône une sortie de l’Union européenne. Thomas Sotto, qui anime l’émission, interroge Florian Philippot sur le prix d’une baguette de pain, que celui-ci situe aux alentours de 95c d’euros avec justesse. « C’était beaucoup moins avant l’euro » assène-t-il pour ponctuer son propos.

Le petit avion de Nicolas.

L’Emission politique poursuit son déroulement dans le camp souverainiste en laissant Nicolas Dupont-Aignan présenter son modèle réduit d’Airbus « qui est pour moi le symbole de l’Europe qui a marché, c’était l’Europe des coopérations à quelques pays ». La tête de liste des Amoureux de la France s’inscrit dans un créneau eurocritique sévère et prône une remise à plat des règles ayant cours au sein de l’Union européenne.

Bardella et sa passoire.

Jordan Bardella prend la parole en présentant sa passoire qui pour lui « n’est pas le symbole de l’Europe mais de l’Union européenne, incapable de protéger les français ». Il défend une ligne farouchement opposée à la politique européenne en matière d’immigration, de concurrence déloyale ou de mondialisation. Il défend une Europe des Nations libres et des peuples, sur la ligne eurocritique déjà développée par Nicolas Dupont-Aignan.

Le Mur de Lagarde.

Suivant quatre introductions opposées, Jean-Christophe Lagarde emboîte le pas en présentant des gravats issus du Mur de Berlin tombé le 09/11/1989 « quand j’avais l’âge de M. Bardella il y avait un mur, ce mur s’est effondré et on s’est promis de ne jamais en reconstruire ». Il apparaît donc que le patron de l’UDI n’ait eu aucun objet à apporter qui symbolisait à ses yeux l’action positive de l’Union européenne, qui n’existait pas à l’époque où s’est effondré le Mur de Berlin, symbole de la chute du communisme.

Le chèque à Macron selon Manon.

La jeune tête de liste de la France Insoumise a quant à elle apporté un chèque en blanc de 5 Mds d’euros. « c’est celui qu’a fait Emmanuel Macron aux 1% les plus riches » lance-t-elle « il ne faut pas faire de chèque en blanc à Emmanuel Macron ». Elle donne aussi à ce chèque le sens d’un avantage octroyé par l’Union européenne aux évadés fiscaux qui profitent des règles en vigueur dans les traités européens et qui permettent au Luxembourg ou à Malte d’être des paradis fiscaux.

Le bracelet d’Olympe par Brossat.

Le candidat du Parti Communiste français présente aux spectateurs un bracelet de naissance « pour parler des fermetures de maternité parce que l’Union européenne nous imposent des politiques d’austérité. Il dénonce le moule libéral promu par l’Union européenne qui ne correspond pas à la France et à laquelle il préfère selon ses propres mots une Europe des gens à l’Europe de l’argent. Finalement, il aurait pu être candidat à la place de plusieurs autres têtes de liste puisque le logiciel marxiste du PCF est absent de son registre de langue.

L’Odyssée d’Homère par Bellamy.

Pour le philosophe FX Bellamy, « l’Europe c’est aussi une civilisation ». Il apporte avec lui l’Illiade et l’Odyssée d’Homère. Il estime l’héritage culturel européen menacé aujourd’hui, de même que le Vieux Continent lui paraît à la limite de sortir de l’histoire du fait de son incapacité à se structurer et à faire face aux défis contemporains. Il propose de s’appuyer sur l’héritage culturel européen pour se projeter dans l’avenir.

Le Pot à Jadot.

Yannick Jadot quant à lui ramène un pot de miel de Bretagne issu d’une ferme d’apiculteur ayant perdu « 200 ruches sur 260 à cause des pesticides; et nous le savons tous, la mort des abeilles c’est la mort de la biodiversité ». Yannick Jadot fait certainement référence aux néonéconitnoïdes autorisés par le Parlement européen dans la dernière législature. Il se présente pour changer l’Europe et redonner vie à l’écologie et à la nature, et pour faire de l’Europe un instrument de protection des écosystèmes.

Un Gilet de sauvetage pour Benoît Hamon.

Benoît Hamon, haché menu à la dernière présidentielle, rapporte un gilet de sauvetage « ce gilet que l’Europe a tendu aux banquiers responsables de la crise de 2008 qui a engendré austérité, chômage et pauvreté. Il dénonce l’inaction de l’Europe face aux réfugiés partis de Syrie en 2015 ou des côtes Nord-Africaines. Le soldat Hamon propose de sauver l’Europe plutôt que de se sauver de l’Europe en promouvant la transition écologique et la redistribution des richesses.

Le Mur (bis) de Glucksmann.

Dans la même veine original que Jean-Christophe Lagarde, l’étoile montante de la gauche Raphaël Glucksmann présente un fragment du Mur de Berlin en demandant « pourquoi aujourd’hui reconstruit-on des murs ? ». Il répond en évoquant les promesses trahies de la construction européenne, à cause des « banquiers et des technocrates sans âme ». Il propose de remplacer les malfaiteurs par des vrais combattants de l’Europe. Le champion sauveur de la gauche (appellation d’origine médiatique) se fait rattraper par le temps et ne peut finir son introduction.

Le Piment Loiseau.

La séance introductive s’achève avec Nathalie Loiseau qui présente un pot de piment d’Espelette (et non un piment du même nom) « il vient du Sud-Ouest comme moi, c’est une partie de mon identité qui a failli, il y a 30 ans, disparaître à cause des contrefaçons venues de Chine ». Le produit aurait été sauvé par un label européen qui en même temps garantit la qualité du produit. C’est pour elle la preuve d’une Europe qui défend les producteurs en respectant les identités, d’une Europe qui protège.

Les euroréformistes :

François-Xavier Bellamy, Nathalie Loiseau, Yannick Jadot, Jean-Christophe Lagarde et Raphaël Glucksmann s’inscrivent dans une volonté de réorienter l’Union européenne. Ils ne veulent pas de modification substantielle des traités, et brandissent le risque de repli, avec en main l’exemple de la crise politique qui frappe le Royaume-Uni.

« Il n’y a pas d’autre espoir que celui qui consiste à tenter malgré tout » assène la tête de liste des Républicains, qui mord à sa gauche sans doute pour sensibiliser un électorat âgé et modérantiste. Pour le patron de l’UDI, il y a un peu plus de naïveté car « la France ne sera pas plus forte sans une Europe plus forte ». Celui qui se revendique de Simone Veil est resté sur les slogans de 1992 à l’heure où les promesses d’une France forte dans une Europe forte laissait déjà sceptique une partie significative des français.

« Nous n’oublions pas ce que nous devons à l’Europe » rappelle Nathalie Loiseau qui lui doit une fière chandèle pour avoir sauvé le piment de la contrefaçon. Blague à part, la candidate LREM-MoDem adopte une position qui vise à concilier la défense de l’environnement et en même temps l’identité européenne. Une phrase clé est à retenir : « Nous n’avons pas les capacités d’accueillir les migrants économiques ». Une position surprenante venant d’un parti s’étant opposé au Front National il y a deux ans. La tête de liste du rassemblement de la gauche demande « pourquoi n’est-on pas en train de nous battre ensemble? » à Benoît Hamon et à Yannick Jadot, lequel il est vrai semble d’accord sur l’essentiel : il faut rediriger l’Europe par l’alternance politique.

Les eurocritiques :

Nicolas Dupont-Aignan, Jordan Bardella, Manon Aubry, Ian Brossat et dans une moindre mesure Benoît Hamon adoptent tous une position très critique à l’encontre de l’Union européenne.

Pour eux, il est question d’amorcer un changement profond dans les règles européennes fixées à la fois dans les traités européens, et à la fois par la Cour Européenne de Justice qui sanctionne l’irrespect de ces traités. « Nous n’avons jamais menti et fait croire qu’on pourrait construire l’Europe sociale avec des traités européens qui disent l’inverse » fait savoir la tête de liste du Parti Communiste, décidément capable de défendre n’importe quelle autre liste eurocritique. Sa position critique atténue grandement les sorties de la candidate Insoumise Manon Aubry  qui veut « sanctionner la politique d’Emmanuel Macron, envoyer des parlementaires de combat et construire l’alternative avec nos alliés ». Sur un créneau également eurocritique, Nicolas Dupont-Aignan, qui s’est récemment amputé du soutien de Charles Gave et de Jean-Frédéric Poisson, martèle qu’il veut « l’Europe de l’indépendance nationale qui négocie et coopère pour des projets communs ». Quant à lui le candidat du Rassemblement National, qui s’est fermé la porte d’une sortie de l’UE, veut « choisir la voie des peuples, comme en Italie et en Autriche ». Il opte pour une refonte des traités européens, à l’instar de Benoît Hamon

Les candidats du Frexit :

Ils sont deux à défendre le Frexit : François Asselineau et Florian Philippot.

Le second répond « j’espère que l’Union européenne va disparaître, pour le bien de la démocratie et le bien des gens » et se targue du soutien de Nigel Farage, ce que conteste François Asselineau qui se fait sèchement recadrer par son allié « ne commencez pas à être casse-pieds M. Asselineau, vous valez mieux que ça ». Il mord ensuite la cheville du jeune Jordan Bardella « vous allez renégocier quoi avec vos alliés hongrois qui défendent mordicus la directive détachement des travailleurs? ».

Le premier se fait le défenseur du brexit et dénonce « une sacrée audace pour définir la situation du Royaume-Uni comme un chaos ». Il défend aussi les gilets jaunes « qui protestent contre des réformes imposées à la France et qui mènent le pays à la ruine, les gens n’arrivent pas à joindre les deux bouts à partir du 15 du mois ».

Les deux candidats prônent pour remédier à ces maux la sortie de l’Union européenne.

Remarques marginales :

La gauche en morceaux.

Yannick Jadot vilipende « des frontières nationales qui ne sont protectices de rien » mais fait la promotion « du protectionnisme vert aux frontières de l’Europe ». Par une savante alchimie dont il détient le secret, les frontières européennes sont plus pures que les frontières nationales. De même, selon lui « on peut faire plein de choses sans changer les traités » et notamment financer « la transition écologique par la BCE » dont les statuts limitent son activité à la lutte contre l’inflation uniquement; il prétend aussi pouvoir « faire des choses sur le glyphosate » lequel a été autorisé de nouveau par le Parlement européen et le Conseil européen récemment en dépît des gesticulations du Président de la République.

Raphaël Glucksmann, l’étoile montante de la gauche brandit les menaces « de la Chine, des Etats-Unis, de la Turquie » pour donner corps à la légitimité de l’Union européenne. Le même Glucksmann s’inscrit de fait dans un paradigme nationaliste, qui vise à désigner des peuples ennemis contre lesquels il faudrait se liguer et se battre. Où est passée la gauche qui prône l’amitié entre les peuples et la concorde des Etats ? Ce procédé de peur s’apparente à du populisme, puisque joue sur les peurs et désigne des ennemis de l’extérieur. Il se fait d’ailleurs aussi la mésange « d’une protection des frontières et d’un protectionnisme vert avec une taxe carbone à l’importation » qui n’a rien à envier aux frontières purifiées de son homologue écologiste. Comment se fait-il que les frontières défendues par ces candidats soient souhaitables quand les frontières défendues par d’autres sont une abomination ?

On perçoit la droitisation de la société à travers ces deux candidats de la gauche qui réclament protectionnisme, frontières et taxe à l’importation. Peu importe le nom donné à la taxe d’importation, elle contrevient aux principes internationalistes que la gauche réclame comme héritage. Cette droitisation révèle à tout le moins que les apôtres de la mondialisation heureuse se sont trompés auparavant, et mettent de fait en défaut leur habileté à apprécier correctement la réalité puisqu’ils justifient des solutions allant contre leurs principes et instillant une différenciation de valeur entre le protectionnisme défendu par Nicolas Dupont-Aignan ou Jordan Bardella, et le leur qu’il faut croire enrobé de sucre.

De l’autre côté, dans les pas traditionnels de la gauche, Benoît Hamon déplore « qu’on commence ce débat avec la question migratoire et la sortie de l’Europe ». Son propos est d’emblée hors des réalités puisque l’actualité a récemment été marquée par la crise migratoire et par la sortie de l’UE du Royaume-Uni. Il prône de même « une renégociation des traités qui va prendre du temps » alors même que la crise des Gilets jaunes nous rappelle avec cinglance que le temps n’est plus un luxe pour une partie de la population qui ne peut plus vivre avec plus d’impôts et moins de services publics, avec des délocalisations en Europe de l’est et des travailleurs détachés qui font grimper le chômage au-délà de ce que la décence autoriserait. En parallèle, il convient de rappeler à Benoît Hamon qu’il ne figure nul part dans les prérogatives du Parlement européen la capacité de renégocier les traités ou d’initier une procédure de renégociation.

La droite en lambeaux.

Soucieux de séduire un électorat retraité, FX Bellamy se saisit d’une position qui ménage la chèvre et le choux. Loin du projet de François Fillon qui préférait une autre Europe plus proche de celle de Nicolas Dupont-Aignan, le jeune philosophe insiste beaucoup sur les racines, sur la menace migratoire qui met en péril l’identité de l’Europe, tout cela dans une forme sympathique avec une voix douce et un timbre d’anesthésiste, là aussi loin d’un François Fillon cru, grave et souvent proche du vocable de la droite radicale. Il défend le droit d’asile « qui fait partie de la civilisation européenne si on peut accueillir dignement » dans un « en même temps » qui ménage l’électorat susceptible de voter pour la liste de l’UDI et l’électorat des Républicains version Wauquiez qui avait beaucoup emprunté au Rassemblement National.

De l’autre côté du plateau, Jordan Bardella est sur tous les fronts. Il répond dès que l’occasion se présente, ce qui lui vaut plusieurs revers des présentateurs. « Aller repêcher les migrants en mer pour les ramener sur les côtes européennes, ça s’appelle du trafic d’êtres humains » lance-t-il au candidat socialiste qui défend les ONG qui sauvent les migrants en Méditerranée. Le jeune tête de liste Rassemblement National préfère « les secourir et les raccompagner pour rétablir des portes à la maison France ».

En parallèle, dans une conception limitrophe à celle du benjamin, Nicolas Dupont-Aignan défend « une politique migratoire pour chaque pays » lorsque sont évoqués les quotas d’immigration. « Si l’Europe avait eu la fermeté de l’Australie, il n’y aurait pas eu de mort en Méditerranée ». Le candidat de Debout la France se distingue bien peu sur ce point de la position défendue par le Rassemblement National.

Le candidat des Patriotes Florian Philippot, à la confluence de la gauche et de la droite avec des projets économiques sans doute plus à gauche que le Parti Socialiste, propose quand à lui d’en revenir « au projet de Jean Louis Borloo sur l’électrification de l’Afrique, car les gens sont mieux s’ils vivent bien chez eux ». « Les frontières ne sont pas des murs, les murs sont ce qu’on installe justement parce qu’on n’a plus de frontière ». Sur ce point de précision qui concerne l’Afrique, il s’inscrit dans la même logique que François Asselineau qui estime qu’« entre la construction européenne et la Francophonie il faut choisir ». Il assène en même temps que ceux « qui veulent sortir de Schengen devront aussi sortir de l’Union européenne » puisque l’accord est intégré aux traités européens depuis le traité d’Amsterdam. Celui qui tenait un blog « Sortir de l’euro » dès 2005 s’inscrit donc dans une perspective de « réguler l’immigration ».

Conclusion :

Ces élections européennes donnent à voir des visages neufs de la politique et offrent en spectacle une recomposition politique surprenante avec une gauche qui fait en partie avancer la réflexion sur les problèmes posés par l’Union européenne. Même le parti présidentiel paraît beaucoup moins naïf qu’en 2017. La droite quant à elle continue de surfer sur cette vague de droitisation de la société, avec un discours qui rencontre de plus en plus d’écho dans un monde où l’échec du capitalisme tel qu’il est pratiqué en Europe apparaît à tous.

Dans l’ensemble, ce sont des discours contre le néolibéralisme qui sont prononcés. Pour le contrer, chacun y va de son autre Europe, ou chacun y va des peurs sur lesquelles il joue pour légitimer sa position. Le discours europhile perd en audibilité, le discours eurocritique a toujours autant la côte et le discours anti-européen n’a de cesse de prendre du terrain (à son rythme) comme aura pu le montrer ce débat.

D’aucuns diront que ce débat ne leur aura toujours pas permis de se déterminer sur le choix à faire le 26 mai prochain.

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