CETA et bœuf aux hormones : des « défaillances » dans le contrôle des importations en Europe

Le résultat est pour le moins inquiétant : alors que le CETA a ouvert aux éleveurs canadiens la possibilité d’exporter trois fois plus de bœuf vers l’Europe, les experts relèvent plusieurs « défaillances » dans le contrôle de la traçabilité du bétail. Incomplètes, les bases de données canadiennes ne permettent pas de suivre efficacement les bêtes estampillées « sans hormones ». […]

L’audit pointe également un « conflit d’intérêts potentiel » chez les vétérinaires chargés d’évaluer le respect des normes sanitaires : exerçant à titre privé, ceux-ci sont « rémunérés par les exploitants qu’ils contrôlent », tout en leur apportant, en parallèle, « une assistance zootechnique et sanitaire ». […]

La conclusion des experts européens est sévère : le système actuel « n’est pas en mesure d’apporter la garantie que seuls les établissements pleinement conformes continuent à figurer sur la liste des établissements autorisés à exporter vers l’UE ». […]

Faut-il, dès lors, craindre que du bœuf aux hormones soit arrivé dans nos assiettes ? « Il est impossible de le savoir, car la présence d’hormones n’est pas testée lors de l’entrée sur le territoire français ». […]

Source : CETA et bœuf aux hormones : des « défaillances » dans le contrôle des importations en Europe – Le Monde

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