Verra t-on 30 listes candidates aux élections européennes? – L’édito Rousseau #9

Avec 27 listes dont la candidature a été déclarée la semaine dernière (et que vous pouvez retrouver dans cet article rédigé par mes soins), les élections européennes s’annonçaient déjà compliquées. Mais dans l’espace de cette semaine, trois listes supplémentaires viennent compléter l’ensemble des candidats, et qui plus est, dans des créneaux déjà largement occupés. Je vous propose donc une synthèse des listes candidates à cette élection, en commençant par les nouvelles venues.
Chacune des trois catégories présente les partis politiques (et mouvements citoyens) correspondants dans l’ordre alphabétique, pour éviter tout parti pris subliminal. D’autres, comme le Pardem de Jacques Nikonoff, ont choisi de faire campagne pour l’abstention.

Mise à jour du 10 Février : le Parti animaliste, initialement pressenti à une candidature individuelle, avait été écarté de cet article en raison des négociations qu’il semblait mener avec d’autres formations politiques. Finalement, ils auront leur propre liste.

Trois listes de plus cette semaine

Les Gilets jaunes citoyens

Tête de liste : Thierry-Paul Valette
Alliance avec aucun autre mouvement

L’idée du gilet jaune Thierry-Paul Valette est de « porter la voix des sans voix » et « développer une Europe davantage sociale ». Cette liste Gilets jaunes est alors la seule à s’exprimer sur la question européenne, bien que l’expression d’ « Europe sociale » soit complètement vague. Les noms des dix premiers candidats ont déjà été publiés. Cela veut dire que, comme pour la liste d’Ingrid Levavasseur, on sait déjà qui sera député européen si cette liste parvient à en faire élire.

Grégory Tabibian et Tatiana Ventôse

Têtes de liste : Grégory Tabibian et Tatiana Ventôse
Alliance avec aucun autre mouvement

Jeudi dernier, les deux youtubeurs annoncent la création d’une liste pour les élections européennes. Un programme est à l’étude, mais le principal mot d’ordre est leur volonté de montrer comment les partis trahissent leurs convictions au Parlement européen. C’est d’ailleurs en ce sens qu’ils ont refusé de s’associer à quelque parti politique que ce soit. Un direct Youtube a été diffusé jeudi dernier à cet effet, une vidéo à l’effigie de la liste a été mise en ligne par chacun des deux vidéastes le jour suivant, et une rencontre d’abonnés a eu lieu samedi dernier. Cette candidature peut être considérée comme étant de gauche souverainiste.

Union jaune

Tête de liste : Patrick Cribouw
Alliance avec aucun autre mouvement

Alors que je venais à peine de publier mon édito mardi matin dernier, le gilet jaune de Nice Patrick Cribouw a annoncé la création d’une liste de gilets jaunes, baptisée « Union jaune », et mettant l’accent sur les « coeurs jaunes » qu’avaient les manifestants. À part la tête de liste, aucune personne n’est connue comme figurant sur cette liste.

Autres listes déclarées candidates aux élections européennes

Alliance écologiste indépendante

Tête de liste : Jean-Marc Governatori
Alliance avec aucun autre mouvement

Cette formation est présente aux élections depuis les européennes de 2004 et les législatives de 2002, sous le nom à l’époque de « La France d’en bas », puis de « la France en action ». Francis Lalanne en a été membre, et son président est Jean-Marc Goveratori. Lors des dernières élections législatives, le mouvement a été le moteur de la coalition baptisée « Mouvement 100% », ayant regroupé environ 25 mouvements citoyens, écologistes et régionalistes. C’est maintenant seuls qu’ils vont se présenter aux européennes.

Alliance royale

Tête de liste : Robert de Prévoisin
Alliance avec aucun autre mouvement

La parti royaliste est candidat à toutes les élections depuis les législatives de 2002, et c’est aux européennes et à certaines élections législatives que ses candidats se sont faits les plus nombreux. Ni orléaniste, ni légitimiste, son but est de réunir « tous les royalistes ». L’Alliance royale a obtenu quelques élus municipaux par la candidature de certains de leurs membres sur des listes divers droite, UMP ou FN-RBM.

Allons enfants!

Tête de liste à confirmer (Pierre Cazeneuve?)
Alliance avec aucun autre mouvement

Sans donner plus d’informations, Allons Enfants, le parti de la jeunesse, a annoncé la candidature d’une liste aux européennes, composée de jeunes de moins de 30 ans.

Les Amoureux de la France

Tête de liste : Nicolas Dupont-Aignan
Partis représentés : Debout la France, Parti chrétien-démocrate, Centre national des indépendants et paysans

Nicolas Dupont-Aignan a manifesté très tôt sa volonté d’unir les droites (même s’il a parfois parlé d’union au-delà des clivages, et ce simultanément avec la stratégie précédente). Les Amoureux de la France sont alors créés en octobre 2017 en tant que plateforme participative dont les membres pouvaient répondre à des questions. C’est à partir des résultats de ces questions qu’un programme commun va être établi, et l’association est devenu un mouvement politique en 2018. Le modèle est identique à celui de la France insoumise ou du Front de gauche, avec un noyau central (le Parti de Gauche pour l’un, Debout la France pour l’autre), et des partis alliés (le PCD et le CNIP ici, Ensemble! et République & Socialisme pour le Front de Gauche).

Bleu, blanc, jaune

Tête de liste à confirmer (Francis Lalanne?)
Alliance avec aucun autre mouvement

Le chanteur trempé dans la politique a annoncé le 17 décembre 2018 son intention de regrouper les Gilets jaunes sous la forme d’une liste aux élections européennes. Selon sa conception il n’y aura « pas de tête de liste », parce que « c’est quand il y a une tête de liste qu’il n’y a plus de démocratie ». La liste reste à constituer, mais Francis Lalanne annonce avoir trouvé « une caution bancaire de 800 000 euros avec un imprimeur ». Pour lui, « Ces élections seront le moyen de faire valoir les revendications des Gilets jaunes sur le plan institutionnel ».

Europe démocratie espéranto

Tête de liste inconnue
Alliance avec aucun autre mouvement

Ce mouvement présente des listes aux seules élections européennes depuis le scrutin de 2004. Il défend le fédéralisme européen et l’adoption dans toute l’Union européenne de la langue espéranto, qu’ils considèrent comme « langue équitable pour l’Europe ».

Europe Ecologie Les Verts

Tête de liste : Yannick Jadot
Alliance avec aucun autre mouvement

Conforté par des sondages favorables, supérieurs aux résultats des élections de 2014, Europe Ecologie Les Verts continuent de faire bande à part dans cette élection, après avoir estimé qu’ils avaient servi de faire-valoir à Benoît Hamon en 2017. Le parti historique de l’écologie mise alors sur l’importance, selon eux, d’un parti où l’écologie est prépondérante, pour défendre un tel changement de la société. Le nouveau secrétaire national d’EELV, David Cormand, figure en troisième position sur la liste.

La France insoumise

Tête de liste : Manon Aubry
Alliance avec : Gauche républicaine et socialiste (Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste, Mouvement républicain et citoyen)

Après avoir toujours défendu l’idée d’un système « plan A – plan B » sur la question européenne (bien qu’il nous soit impossible de dire ce qu’était vraiment le plan B), la France insoumise a pourtant fait le choix d’abandonner cette stratégie et de se limiter à dénoncer les traités et à vouloir les renégocier. Certains, comme Liem Hoang Ngoc, ont déjà quitté la France insoumise sur ce désaccord. Depuis, toute la ligne souverainiste et euroréaliste de la France insoumise a disparu. Djordje Kuzmanovic a été exclu de la liste du parti pour avoir préféré défendre l’égalité salariale à un écriture inclusive qui lui semblait inutile. Sa modération sur la question de la politique migratoire a également été critiquée, et depuis son exclusion de la liste, il a quitté le parti. Plus récemment, le souverainiste de gauche François Cocq a été radié du mouvement par un simple Tweet le traitant de « nationaliste », et le considérant comme « banni », alors qu’il n’avait même pas été prévenu de cette décision. Alors que la France insoumise était un rassemblement citoyen en 2017, cette formation mise maintenant sur un rassemblement des gauches, donnant à certains une impression de déjà vu.

Génération.s

Tête de liste à confirmer (certainement Benoît Hamon)
Alliance avec : Nouvelle Donne

Très pro-européen, Benoît Hamon a réussi à nouer une alliance avec Nouvelle Donne, le parti de Pierre Larrouturou, favorable au fédéralisme européen et défenseur du New Deal cher à Franklin Roosevelt. La candidature de cette alliance, nommée « Printemps européen », s’inscrit dans celle du grec Yanis Varoufakis à la présidence de la Commission européenne. L’idée est tout simplement de changer de politique européenne en changeant de président de la Commission par les élections européennes. Bon courage.

Je suis français et européen

Tête de liste inconnue
Alliance avec aucun autre mouvement

La candidature de cette liste a été à peine citée au moment où le député Joachim Son-Forget quittait la République en marche pour créer son parti, Je suis français et européen. Sur le plateau des Terriens du dimanche, le député des français de Suisse et du Liechtenstein a approuvé le fait que cette liste est toujours d’actualité. Il a précisé qu’il n’en serait pas tête de liste, puisque déjà élu, il préfère laisser place à d’autres personnes.

Lutte ouvrière

Tête de liste : Nathalie Arthaud
Refus d’alliance avec le Nouveau parti anticapitaliste

Habituée de toutes les élections, Lutte Ouvrière présente une liste aux élections européennes sans faire alliance avec le NPA, contrairement aux européennes de 1999 qui lui ont permis d’obtenir trois élus au Parlement européen.

Parti animaliste

Tête de liste inconnue
Alliance avec aucun autre mouvement

J’avais initialement ôté ce parti de la liste des candidats déclarés, au motif qu’il était en négociations avec un autre (qui lui était déjà présent dans cet article). Maintenant, c’est officiel, le Parti animaliste aura sa propre liste et défendra ses seules propositions sur la condition animale.

Parti communiste français

Tête de liste : Ian Brossat
Alliance souhaitée avec la France insoumise, Génération.s et Europe Ecologie Les Verts

Les communistes ont aujourd’hui deux députés européens, obtenus avec l’ancienne coalition avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Aujourd’hui, les deux formations politiques font bande à part, bien que le PCF veuille une alliance avec la France insoumise derrière la candidature de Ian Brossat. L’ancien premier parti de France vient à peine de changer de secrétaire général, mais la ligne politique qu’il défend semble être toujours la même : euroscepticisme modéré, notion floue d’une « autre Europe » (dénommée « europe sociale » par certains)…

Parti fédéraliste européen

Tête de liste à confirmer (Yves Gernigon?)
Alliance avec aucun autre mouvement

Présent depuis 2004 aux élections européennes et, dans une bien moindre mesure, aux élections législatives et régionales, le Parti fédéraliste européen sera bel et bien candidat. Le nom de cette formation suffit à définir sa ligne politique. On peut tout de même ajouter la présence sur leur site d’un article actant des convergences avec la République en marche.

Parti pirate

Tête de liste inconnue
Alliance avec aucun autre mouvement

Le parti défenseur de la liberté d’expression et de la démocratie directe sera présent aux élections européennes prochaines. Malgré des discussions sur leur Discord officiel allant dans le sens d’une alliance avec d’autres partis, il est très probable qu’ils aient leur propre liste.

Parti socialiste

Tête de liste inconnue (Julien Dray?)
Alliance avec aucun autre mouvement

En l’absence de tête de liste, il est très difficile de commenter la position du Parti socialiste dans ce scrutin. Le parti a un temps soutenu la candidature de Ségolène Royal, qui aurait probablement pu rassembler derrière elle Génération Ecologie et les Radicaux de gauche. Finalement, l’intéressée a préféré refuser de candidater à l’élection, n’ayant pas réussi à convaincre deux autres partis, dont on devine qu’il s’agit d’Europe Ecologie Les Verts et Génération.s.

Les Patriotes

Tête de liste : Florian Philippot
Alliance souhaitée avec l’Union populaire républicaine et Résistons!

Avec aujourd’hui deux députés européens, les Patriotes sont candidats aux élections européennes avec un mot d’ordre : le Frexit. Pour l’heure, seule la tête de liste est connue (Florian Philippot, président du parti) mais ce dernier défend la volonté de constituer une liste « mi-Patriotes, mi-Gilets jaunes ». Une tentative de dépôt de la marque « Les Gilets Jaunes » a été soumise à l’INPI par son directeur de cabinet, bien qu’il est illusoire qu’ils obtiennent la marque, et leurs passages médias montrent qu’ils le savent. Les détracteurs du parti défendent qu’il n’arrivera pas à mener une liste, mais comme les principaux intéressés ont presque bouclé leur financement et ont un certain nombre de référents départementaux, on attend de voir.

Les Radicaux de gauche

Tête de liste à confirmer (Virginie Rozière?)
Alliance souhaitée avec le Parti socialiste, le Parti communiste français, Europe Ecologie Les Verts et Génération.s

Après avoir refusé de rejoindre le Mouvement radical, social et libéral, l’ex-PRG Virginie Rozière milite pour un rassemblement de la gauche pro-européenne avec les partis nommés ci-dessus (en évitant bel et bien la France insoumise). C’est en ce sens qu’elle a annoncé la volonté des Radicaux de gauche de présenter une liste aux élections.

Ralliement d’initiative citoyenne

Tête de liste : Ingrid Levavasseur
Alliance avec aucun autre mouvement

Inutile de m’étendre sur cette liste, à laquelle j’ai consacré mon édito précédent. L’on peut annoncer simplement que Brigitte Lapeyronie s’est désistée à son tour.

Rassemblement des contribuables français

Tête de liste : Nicolas Miguet
Alliance avec aucun autre mouvement

Connaître ce mouvement, c’est avant tout connaître son président (comme dans la plupart des partis de cette envergure). Nicolas Miguet est journaliste et homme d’affaires, et s’est engagé aux côtés des jeunes Giscardiens en 1977. Ancien conseiller municipal UDF de Verneuil-sur-Avre, il crée en 1999 le Rassemblement des contribuables français et n’a pas cessé d’être candidat aux élections européennes et présidentielles (sans jamais avoir réuni les 500 parrainnages). Il a aussi été candidat aux législatives en 2002 dans l’Eure, en 2012 chez les Français de Suisse, en 2013 dans le Lot-et-Garonne et en 2017 à nouveau dans l’Eure. Il est aussi directeur de la revue financière BoursePlus, et de l’ARERA, et partage leur siège avec celui du RCF selon l’Obs. Les déboires en tout genre le caractérisent également : il est passé devant le tribunal pour des motifs de diffammation, fraude à la TVA, « banqueroute, escroquerie et faux en écriture »… Revoilà donc ce parti aux européennes de 2019, qui a collé ses affiches dernièrement sous le boulevard périphérique à Paris, avant qu’elle ne soient arrachées.

Rassemblement écologiste pour le vivant

Tête de liste inconnue
Discussions en cours, qui déboucheront possiblement sur des alliances.

L’essayiste et ancien chroniqueur Aymeric Caron a lancé, en mars dernier, le Rassemblement écologiste pour le vivant. De tendance antispéciste, le mouvement met à la fois l’accent sur l’écologie et la condition animale, de façon plus équitable que le Trèfle ou le MHAN (mettant plus en avant la cause animale). Actuellement sans source de financement, le REV est en discussion avec de nombreux mouvements écologistes et pour la défense des animaux. À l’issue de ces négociations, l’on annotera ceux qui auront préféré faire bande à part, s’il y en a.

Rassemblement national

Tête de liste : Jordan Bardella
Alliance souhaitée avec Debout la France

Après que Nicolas Bay, puis Nicolas Dupont-Aignan, puis Louis Aliot, puis Hervé Juvin aient été pressentis pour être tête de liste du parti frontiste, c’est finalement le benjamin des porte-parole du RN, Jordan Bardella, qui a été nommé tête de liste. Pressentis pour rejoindre la liste du RN, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud figurent en troisième et neuvième position. Leur arrivée a le mérite d’avoir clarifié la ligne politique du parti que l’on qualifiait de « souverainiste » il y a deux ans : plus de discours flous sur une éventuelle sortie de l’Union européenne, et plus rien non plus sur une hypothétique sortie de l’euro. Il n’est pas impossible que les défenseurs de ces idées, et l’aile souverainiste du parti, s’en détache peu à peu pour se rapprocher des pro-Frexit François Asselineau et Florian Philippot.

Les Républicains

Tête de liste : François-Xavier Bellamy
Alliance avec : Chasse, pêche, nature et traditions

Le jeune professeur de philosophie était pressenti pour être tête de liste depuis un bon mois. Cependant, Laurent Wauquiez a préféré ravir tous les courants de son parti en nommant juste derrière lui, Agnès Evren, ancienne porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet, et Arnaud Danjean, juppéiste et député européen sortant. La candidature de Philippe Juvin avait aussi été réfléchie, mais la commission d’investiture a préféré le trio précédent par 38 voix contre 2. Le flou artistique de la ligne politique des Républicains continue de se confirmer, sachant que le parti de droite soutien la candidature de l’allemand Manfred Weber à la présidence de la Commission européenne. Un homme qui a peu à voir avec le conservateur François-Xavier Bellamy.

La République en marche

Tête de liste inconnue
Alliance avec : Agir, Mouvement démocrate

Toujours sans tête de liste à une époque où la plupart des grands partis en ont une, le parti présidentiel a longtemps été donné gagnant du scrutin de mai prochain. À deux ou trois sondages près, c’est maintenant le Rassemblement national qui devrait rafler la première place. La présence d’une liste estampillée « Gilets jaunes » pourrait inverser la tendance et rendre service à LREM, mais la déclaration de quatre listes en faveur du mouvement spontané fait que ces quatre listes se décrédibilisent entre elles. Et cela pourrait bien, finalement n’être d’aucun secours à la République en marche, qui ne devrait donc pas en profiter.
Des deux députés européens actuels, Jean Arthuis a fait le choix de ne pas se représenter.

Résistons!

Tête de liste : Jean Lassalle
Alliance avec aucun autre mouvement

Candidat à la présidentielle, Jean Lassalle défendait la mise en place d’une Europe des Nations, sans donner beaucoup plus de précisions. C’est une tendance plutôt eurosceptique qui l’anime. Il a déclaré l’an dernier chez Valeurs Actuelles : « Si j’avais été Anglais, j’aurais voté le Brexit ». Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot lui ont chacun proposé de rejoindre leurs listes respectives, mais, fidèle à son combat premier en faveur de la ruralité, il a refusé ces propositions.

Union des démocrates et indépendants

Tête de liste : Jean-Christophe Lagarde
Alliance avec aucun autre mouvement

Malgré le fait que les instituts de sondage regroupaient systématiquement l’UDI et Agir dans les intentions de vote, l’UDI a préférer candidater seule, suite au choix d’Agir de faire alliance avec la République en marche. Jean-Christophe Lagarde a été désigné tête de liste en décembre 2018.

Union populaire républicaine

Tête de liste : François Asselineau
Alliance avec aucun autre mouvement

Pas d’ambiguité sur la revendication numéro un du parti : c’est le Frexit qui y est à l’honneur depuis mars 2007, alors que son président François Asselineau était encore un conseiller de Paris divers droite. La campagne de l’UPR a été lancée officiellement en octobre 2018, lors de l’université d’automne du mouvement (compte-rendu ici). M. Asselineau a annoncé vouloir la présence de candidats d’ouverture et a appelé l’ancien insoumis Liem Hoang Ngoc à rejoindre sa liste. Ce dernier n’a pas répondu publiquement. En revanche, le président du parti du Frexit s’oppose à un rapprochement, et même à une simple rencontre, avec les Patriotes de Florian Philippot, qui veulent aussi le Frexit.

Volt Europa

Tête de liste inconnue
Alliance avec aucun autre mouvement

C’est un parti tout récent, et qui a des officines dans de nombreux pays de l’Union européenne. Il met en avant l’entreprenariat et la jeunesse comme raisons principales d’accentuer les échanges entre les pays de l’UE, et défend le fédéralisme européen. Pour le reste, le mouvement semble opaque.

Listes dont la candidature n’a été ni déclarée ni écartée

Comités Jeanne

Jean-Marie Le Pen, bien qu’ayant 90 ans (91 lors des prochaines élections), n’a pas exclu de se représenter, sans que l’on ait beaucoup plus d’informations. L’on sait seulement qu’il a proposé une alliance au Rassemblement national, à la condition que la tête de liste soit confiée à Bruno Gollnisch. La proposition a été refusée dans les jours qui ont suivi.

Génération citoyens

Le mouvement, né d’un désaccord entre Jean-Marie Cavada et Nous Citoyens, ne donne à priori plus aucune nouvelle depuis fin 2017. Les dernières traces sur leur site internet et leur compte Twitter semblent dater de cette période. Chose intéressante, la photo de profil du compte Twitter officiel du mouvement semble indiquer une proximité avec le parti présidentiel, puisque leur logo (du moin l’ancienne version) y figure. Générations Citoyens a, pour l’heure, un député européen en la personne de M. Cavada.

Mouvement radical, social et libéral

C’est ce parti qui est né, en décembre 2017, de la fusion du Parti radical de gauche et du Parti radical valoisien. À part le cas ci-dessus des Radicaux de gauche, la fusion n’a pas créé d’autres particules.Seulement, certains membres du PRV ont préféré rendre leur carte et rester à l’UDI, à l’image d’Yves Jégo.
Aujourd’hui, le MRSL a dix-sept députés : douze dans le groupe LaRem, les cinq autres dans le groupe Libertés et Territoires. Il était donc prévisible que le mouvement noue une alliance avec la République en marche pour ces échéances électorales. Difficile de dire si cette alliance est d’actualité : Laurent Hénart, co-président, a demandé à ce que LREM accepte de siéger dans le groupe ADLE au Parlement européen avant de pouvoir commencer à parler de liste commune. L’autre co-présidente, Sylvia Pinel, n’est même « pas certaines [d’avoir] la même vision que LREM ».

Nous citoyens

Le mouvement, né en 2013, est proche du centre droit, et avait travaillé avec Jean-Christophe Fromantin et le Parti libéral démocrate lors des législatives de 2017. Leur alliance s’appelait « 577 – les indépendants » (anciennement 577 – les indépendants de la droite et du centre). Certains de ses candidats étaient Macron-compatibles, voire se revendiquaient de la majorité présidentielle, à l’image de Pierre Laporte (candidat contre Philippe Folliot dans le Tarn). Aucune indication n’est donnée sur le site du mouvement sur sa présence ou non lors des prochaines élections. Le dernier billet date de novembre 2018 et évoque le cas des Gilets jaunes, au début de la crise.

Nouveau parti anticapitaliste

Le parti trotskyste du médiatique Olivier Besancenot a voulu discuter avec Lutte Ouvrière, de façon à présenter une liste commune aux élections. Les négociations ont échoué en décembre 2018, et Nathalie Arthaud a été nommée tête de liste LO. Aucune information ultérieure ne semble avoir été donnée sur le site du NPA.

Parti national-libéral

Le parti a officiellement été lancé le 1er janvier 2019 par Henry de Lesquen, bien qu’il eut souhaité être candidat à la présidentielle sous la même étiquette en 2017. Il n’avait à l’époque obtenu aucun parrainnage. Il a indiqué que le parti voulait travailler pour les prochaines échéances électorales, notamment les élections européennes, mais ne semble avoir donné aucune autre indication complémentaire.

Conclusion

Ce qui est certain, c’est que l’heure n’est pas à la recomposition politique : quatre listes « gilets jaunes », sept listes de droite, sept listes de gauche, six listes fédéralistes européennes, au moins trois listes écologistes et deux listes pour le Frexit. Un certain nombre de partis candidats ne survivront probablement pas à cette élection, et c’est la position relative des uns par rapport aux autres qui risque de faire foi. Toujours est-il que celui qui a le rôle le plus difficile dans cette situation, c’est bien l’électeur, puisqu’il est confronté à des programmes qui se ressemblent (par différents groupes). L’éclatement du clivage droite-gauche, occasionné par l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, a transformé le combat idéologique en combat d’égos. Et l’idéologie, après avoir conforté le clivage droite-gauche, est ainsi sur le point de le tuer.

 

C’est mon dernier article sur Soverain, avec qui j’ai été heureux de faire mes premiers travaux dans la presse indépendante. Je reste membre d’Infopremiere, et souhaite à mes camarades et au média impertinent une heureuse poursuite de leur chemin, avec tout le succès imaginable!

Olivier Rousseau.




2 Commentaires

  1. Il faut faire attention ,il faut 79 candidats et un budget +- 1 Million Beaucoup ne pourront pas avoir le budget et les candidats .

    • En effet, pour certains partis c’est le point qui va tout déterminer (Les Radicaux de gauche qui sont tout de même une scission très minoritaire du PRG de l’époque, mais aussi les listes gilets jaunes, la liste de Jsuis Pas content…)