Theresa May fait le vœu de ne pas faire de compromis sur son plan du Brexit

 

Theresa May a promis qu’elle ne se laissera pas « pousser à accepter des compromis » sur le plan du Brexit approuvé par son Cabinet en juillet qui ne sont pas dans l’intérêt national du Royaume-Uni.

Dans un éditorial optimiste pour le Sunday Telegraph avant le retour complet du parlement britannique, elle a réitéré son engagement de quitter l’UE le 29 mars de l’année prochaine et de repousser les appels à un second référendum sur l’accord final.

Mais elle a laissé entendre que la proposition du gouvernement de conclure de futurs accords d’immigration avec l’UE donnerait aux citoyens du bloc un accès spécial au Royaume-Uni en échange de meilleures conditions commerciales – ce qui rendrait furieux de nombreux Brexiteers de son parti.

« Les dispositions relatives aux accords de mobilité limitée sont monnaie courante dans d’autres accords commerciaux. De la même manière, notre proposition de « cadre pour la mobilité » n’est qu’un moyen de soutenir une relation commerciale », a-t-elle dit. Mais le premier ministre a ajouté que « l’accès sans entrave au Royaume-Uni » et le système de prestations du pays prendrait fin.

May a déclaré qu’un scénario sans transaction serait difficile pour les deux parties et qu’il était du devoir du gouvernement de s’y préparer. « Pour certains secteurs, il y aurait de véritables défis pour le Royaume-Uni et l’UE. Mais on s’en sortirait et on continuerait à prospérer. Nous serons donc prêts à ne pas conclure d’accord s’il le faut », a-t-elle dit.

Également dans le Sunday Telegraph, l’ancien ministre et député conservateur Nick Boles s’est prononcé contre le plan Chequers et ce qu’il a prédit serait « l’humiliation d’un accord dicté par Bruxelles ».

Boles, qui s’est décrit lui-même comme un « loyaliste instinctif » qui n’avait jamais voté contre le gouvernement, a soutenu Remain (NdT : rester dans l’UE) lors du référendum. Il a déjà appuyé l’approche du premier ministre à l’égard du Brexit.

Mais il a dit que les électeurs de sa circonscription ont réagi avec « consternation » au plan Chequers et « j’ai conclu que je dois faire passer mon pays en premier ».

Il a présenté son propre plan Brexit qui impliquerait que le Royaume-Uni quitte l’UE l’année prochaine sans période de transition mais reste dans l’Espace économique européen pendant un certain temps pendant qu’il négocie un accord à long terme avec Bruxelles.

 

; Politico ; traduit par Soverain

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