Réunion-débat autour de la souveraineté et des acquis sociaux, François Cocq – L’édito Rousseau #6

La Sociale, site internet d’actualité animé par Jacques Cotta et Denis Collin, a lancé le 17 décembre dernier un appel « pour l’organisation d’une réunion nationale pour la défense de la souveraineté de la nation et des droits sociaux. L’appel était au départ co-signé par une centaine de personnes, parmi lesquelles Jérôme Maucourant, Frédéric Farah et Fatiha Boudjahlat (de Nation et République Sociale), Coralie Delaume, l’historien Olivier Delorme, mais aussi Djordje Kuzmanovic (ex-FI), Jacques Nikonoff et Michèle Dessenne (Pardem) et des membres de la Nouvelle Action Royaliste, dont Bertrand Renouvin lui-même. Aujourd’hui, ils ont été rejoints par Jacques Sapir, Olivier Loisel (référent de Gironde de l’UPR), Pascal Chauvet (président de RPS-FIERS), des membres du POID et l’ex-MRC Antoine Berranger, pour un total de 400 signataires.

Maintenant, c’est officiel, la réunion aura bien lieu! Elle est prévue le samedi 12 Janvier prochain à 14:00 à l’Ageca, au 177 rue de Charonne à Paris. Pour attester de votre présence, vous pouvez joindre La Sociale par mail : association.lasociale@orange.fr. J’ai moi-même co-signé l’appel et serai présent à cet événement. Un bilan de l’après-midi vous sera proposé par la suite, toujours sur Soverain.

 

Profitons de ce court édito pour relater un autre fait ; il s’agit du bannissement de François Cocq de la France insoumise. Alors que l’orateur national du parti mélenchoniste était en pleine interview, Jean-Luc Mélenchon a rédigé un Tweet dans lequel il s’offusque que CNews ait déclaré « porte parole insoumis un nationaliste qui a été banni du mouvement ». Et ce, alors qu’aucun document officiel de la France insoumise n’atteste de ce bannissement, M. Cocq n’ayant été exclu que de la liste FI aux européennes (retrouvez cet élément dans mon cinquième édito).

La première chose à constater est, sans équivoque, la lâcheté de la méthode. François Cocq affirme avoir été prévenu personnellement une heure avant la publication de ce Tweet, par M. Mélenchon, disant « qu’il allait publier un tweet pour dire que je parle « au nom de la tendance Kuzmanovic (sic) : national identitaire » ». Pas de réel avertissement quand au banissement, qui ne figure d’ailleurs dans aucun autre document que ce Tweet.

Ensuite, c’est l’utilisation du terme « nationaliste » qui surprend ; même dans le communiqué de la France insoumise relatant l’exclusion du maire adjoint de Champigny-sur-Marne, aucune remarque n’était faite sur sa ligne politique. Même le terme de « souverainiste » n’était pas évoqué.

Ceci n’est donc rien d’autre que la méthode appliquée par tous les présidents de partis politiques pour limoger quelqu’un : on ne lui fait pas part de ses torts ou divergences en face, mais on préfère qu’il l’apprenne en même temps que tout le monde, via communiqué ou expression publique. Pour celui qui voulait ‘dégager les politiques’, ce devrait être un sujet à méditer ; serait-il concerné?

Maintenant, en prenant plus de recul, l’on ne peut que confirmer le virage de la France insoumise, initialement focalisée sur un « rassemblement citoyen », et désormais affairée à un « rassemblement des gauches ». Mais une grande question se pose : comment peut-on parler de rassemblement si cela passe par des exclusions et des rejets? Le problème ne serait-ce pas la définition (ou perception, à défaut d’une définition) de la gauche elle-même? Il semblerait que si, puisque pour ces élections européennes, les candidats sont en train de tenter non moins de quatre unions de la gauche (PCF, FI, G.s + ND et la candidature de Ségolène Royal), trois unions de la droite (LR, ADLF et RN) et une union dite « des Patriotes » (LP) encore loin d’être débutée… L’on en arrive à des unions de la « gauche », ou de la « droite », selon une certaine conception de la « gauche » et de la « droite », ce qui revient à dire que ces termes n’ont plus aucune raison d’être, et que le clivage gauche-droite, déjà éclaté par l’élection d’Emmanuel Macron, continue inlassablement de se fossiliser…

Il va de soi que Soverain renouvelle son soutien plein et entier à François Cocq.

Olivier Rousseau.

 

Crédits image : la-sociale.viabloga.com

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