L’UE est terrifiée par la nouvelle stratégie britannique concernant les négociations sur le Brexit

 

Nous arrivons au moment où le Royaume-Uni et l’Union européenne vont s’atteler à la tâche afin de régler leurs futures relations. Les « règles » du jeu sont censées être énoncées dans l’accord de retrait et la déclaration politique (DP), sauf que, de façon judicieuse, les deux parties joueront une diplomatie globale afin de réinterpréter, de reformuler et de renégocier, et qu’elles sont déjà en train de redéfinir les règles du jeu. C’est toujours un jeu de Monopoly mais les noms des rues ont changé et nous devons nous assurer qu’il n’y a aucune possibilité d’aller en prison plutôt que de passer le tour ! Ce qui signifie sans aucun doute que la Cour de justice européenne n’a aucun rôle à jouer.

Le gouvernement semble faire les bons bruits jusqu’à présent. Le gouvernement de Sa Majesté a clairement indiqué que nous ne voulons pas d’une relation incestueuse, mais plutôt d’un accord de libre-échange beaucoup plus souple. Pourquoi ne le voudrions-nous pas ? Après tout, les exportations vers l’UE ne représentent que 8 % de notre PIB et nous pouvons obtenir des importations de meilleure qualité et moins chères en provenance d’autres pays. Dans le même temps, soulager notre marché intérieur, qui représente 70 % du PIB, du poids excessif des règles européennes permettrait non seulement de réduire le coût de la vie, mais aussi de rendre nos exportateurs plus compétitifs.

En outre, le contrôle de notre politique commerciale nous permettrait de supprimer une charge fiscale importante, celle des droits de douane sur les importations que l’UE applique actuellement, ou de redéployer ces taxes au profit de la Grande-Bretagne.

C’est là que le bât blesse. C’est exactement ce que l’UE ne veut pas. Bien que Barnier ait suggéré dès le début de notre départ en 2016 de choisir entre la Norvège et le Canada, la vérité est que l’UE fera tout son possible pour entraver la compétitivité du Royaume-Uni. L’hypocrisie de cette attitude est stupéfiante, car ils prétendent ne pas vouloir être compétitifs ni avoir de concurrent à leur porte et pourtant ils négocieront vicieusement pour obtenir un avantage, notamment en refusant le nôtre.

La terreur aux yeux de l’UE pensante se résume à un certain nombre de choses. Tout d’abord, le fait que nous allons servir de miroir au projet continental en faillite en étant une nation indépendante et prospère.

Deuxièmement, en étant en capacité de prise de décision rapide, de puissance moyenne jouant sur nos forces et nos créneaux, nous pourrons démontrer que nous avons de l’influence dans le monde en dehors du prétendu empire continental. Et qui peut mieux le démontrer qu’un pays doté d’universités de premier plan, d’un fuseau horaire, de la langue, de la culture et de la créativité anglaises, du plus grand centre financier du monde, d’un siège au Conseil de sécurité, de la garantie d’une dissuasion nucléaire et d’un Commonwealth durable.

Enfin, que tout cela persuade d’autres États membres de repenser le projet. Que dire alors de l’hégémonie allemande, du marché prisonnier et de la capacité à socialiser le surendettement massif des contribuables européens.

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Source : The Daily Telegraph – The EU is terrified by Britain’s new strategy for Brexit talks

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