« Londres voit le Brexit comme un moyen de relancer l’économie britannique sans que Bruxelles se mette en travers du chemin » – Jill Rutter

Boris Johnson souhaite parvenir au type de Brexit que les partisans conservateurs de la sortie de l’UE souhaitaient – pas un Brexit « qui n’en a que le nom », ni une option norvégienne, ni un « compromis à la Theresa May », visant à rendre les échanges commerciaux aussi fluides que possible. […]

Le gouvernement Johnson n’entend pas non plus transformer le Royaume-Uni en un paradis à faible taux d’imposition. Sa première mesure fiscale a été d’annuler le projet de réduction à 17 % de la taxe sur les sociétés, qu’avait annoncée le ministre des finances de David Cameron, et d’injecter l’argent ainsi récupéré dans les services publics. […]

C’est là que nous nous rapprochons d’une autre interprétation du modèle singapourien. Plutôt qu’un Etat minimaliste, il s’agit d’un gouvernement qui favorise l’intervention de la puissance publique. Il considère que l’Etat a un rôle important à jouer dans la promotion des entreprises du futur – raison pour laquelle il refuse d’avoir les mains liées en matière d’aides publiques. C’est un programme qui est habituellement associé aux travaillistes, et non aux conservateurs. […]

Source : « Londres voit le Brexit comme un moyen de relancer l’économie britannique sans que Bruxelles se mette en travers du chemin » – Le Monde

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