Les géants des médias sociaux entrent au service de l’OTAN

Le 22 août, Facebook et son PDG Mark Zuckerberg ont annoncé qu’ils avaient arbitrairement supprimé 652 comptes, groupes et pages prétendument liés à la Russie et à l’Iran pour « comportement non authentique coordonné » dont nous pouvons supposer sans risque qu’il s’agit d’informations politiques gênantes pour la structure de pouvoir américaine et ses alliés de l’élite « euro-atlantique » en Europe et ailleurs.

L’objectif poursuivi et les critères utilisés sont tous deux explicitement politiques, en particulier en ce qui concerne les élections fédérales. Facebook s’est vanté des récents succès à cet égard en France et au Mexique.

Il y a des élections historiques décisives au Sénat et au Congrès ce 6 novembre aux États-Unis.

Au début de ce mois, plusieurs grands comptes Facebook, YouTube et autres médias sociaux conservateurs et libertaires ont été fermés par les partis ci-dessus et d’autres partis d’une manière forte et coordonnée. Les sites et les individus interdits sont ceux qui ont encouragé la coopération entre les États-Unis et la Russie et mis en garde contre l’aggravation du conflit politique et militaire potentiel entre les deux grandes puissances nucléaires du monde.

Ce qui lie les deux purges sans précédent des médias sociaux, c’est une entente conclue en mai dernier entre Facebook et le Conseil de l’Atlantique.

Le Conseil atlantique des États-Unis a été créé en 1961 par les anciens secrétaires d’État Dean Acheson et Christian Herter pour renforcer le soutien à l’OTAN. Des Conseils atlantiques ont été créés dans d’autres Etats membres dans le même but et, à l’heure actuelle, ils sont plus de 40 dans les pays de l’OTAN et du Partenariat pour la paix. Le nom est dérivé du Conseil de l’Atlantique Nord, l’organe directeur suprême de l’OTAN.

Grâce à ses efforts, l’OTAN est passée de 16 à 29 membres depuis la fin de la guerre froide et a en outre recruté au moins quarante partenaires militaires dans le monde entier. Avec l’adhésion de la Colombie à son programme « Partenaires mondial » plus tôt cette année, l’OTAN compte maintenant des membres et des partenaires sur tous les continents habités.

Le partenariat entre Facebook et le Conseil de l’Atlantique a été décrit comme suit par le président et chef de la direction du Conseil de l’Atlantique, Fred Kempe :

Ce partenariat aidera nos équipes chargées de la sécurité, des politiques et des produits à obtenir des informations en temps réel et des mises à jour sur les menaces émergentes et les campagnes de désinformation dans le monde entier. Il augmentera également le nombre d’yeux et d’oreilles que nous avons pour repérer les abus potentiels sur notre service – ce qui nous permettra d’identifier plus efficacement les lacunes de nos systèmes, d’anticiper les obstacles et de faire en sorte que Facebook joue un rôle positif lors des élections partout dans le monde.

La collaboration, à l’instar de l’OTAN et de Facebook eux-mêmes, est non seulement avouée comme étant purement politique, mais aussi incontestablement d’importance mondiale.

Entre-temps, Facebook a annoncé qu’il a engagé des « examinateurs externes supplémentaires » dans le but de faire progresser la censure politique susmentionnée et la promotion de l’agenda international de l’OTAN.

A défaut de ce type de méthodes, il y a aussi celles proposées par la présidente de l’époque, Hillary Clinton, il y a deux ans : « En tant que président, je ferai clairement savoir que les États-Unis traiteront les cyberattaques comme n’importe quelle autre attaque. Nous serons prêts avec des réponses politiques, économiques et militaires sérieuses. »

Source : Ron Paul Institute, traduit par Soverain

Co-fondateur, traducteur et rédacteur sur Soverain.
Sympathisant de l’Action Française pour son école de pensée, de Debout la France pour l’embryon de rassemblement transpartisan, et de l’Union populaire républicaine pour ses analyses sur l’Union européenne.
Milite pour un large rassemblement des patriotes au delà des partis pour rétablir la souveraineté de la France sur les traités supranationaux. Être de droite ou de gauche c’est déjà se priver d’une partie de ce qui fait la France.


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