Le Parti démocrate survivra-t-il après les élections de 2020 ?

Un Américain portant le cercueil symbolique du Parti démocrate (Photo by Albin Lohr-Jones/Pacific Press/LightRocket via Getty Images) – Photo éditée par Soverain
 

Avant même que la Représentante Tulsi Gabbard ne menace de boycotter le débat du 15 octobre, dans la mesure où le DNC usurpe le rôle des électeurs dans les élections pour la primature démocrate de 2020 et avec une enquête pour la destitution du Président Donald Trump, le Marais était sur le grill et sa boue visqueuse risque de réapparaître à la surface plus vite que prévu.

Si c’est le cas, ces révélations se font attendre depuis longtemps.

Ce n’est un secret pour personne que depuis les élections de 2016, le Parti démocrate est dans un état de quasi-effondrement, victime de son propre orgueil, ayant perdu sa boussole morale avec des allégations non fondées du Russiagate ; ces accusations continuent comme un exercice futile du renversement de l’administration Trump.

Les démocrates d’aujourd’hui sont moins qu’un parti d’opposition de bonne foi n’offrant aucune solution politique, méconnaissable des gloires passées et pas le même parti politique auquel beaucoup d’entre nous ont adhéré il y a bien longtemps. Au lieu de cela, le public américain assiste à une stratégie frénétique et sans scrupule.

Désespéré dans le déni de sa disparition, confronté à sa propre ombre de corruption alors que les démocrates se sont transformés en une branche de la CIA – un peu comme les origines du gouvernement de la Stasi est-allemande.

Il ne devrait pas être nécessaire de le dire, mais c’est le cas dans le climat politique hyper instable d’aujourd’hui : Aucun Américain ne devrait être étiqueté comme autre chose qu’un Américain honnête pour être profondément troublé par la collusion Démocrate/CIA qui dirige actuellement un Tribunal Kangourou (Ndt: un tribunal kangourou est un terme ironique pour qualifier un tribunal qui ignore les normes reconnues du droit ou de la justice) sans précédent en secret, derrière des portes closes ; posant ainsi une menace sinistre à ce qui reste de notre République constitutionnelle.

Comme n’importe quel Américain politiquement avisé et indépendant pourrait le comprendre, la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, et toute leur coterie de flagorneurs ont toujours su que le Russiagate n’était qu’une bouillie de mensonges.

Ils ont menti à leur parti démocrate, ils ont menti au public américain et ils continuent de mentir au sujet de leur fausse campagne de destitution.

Il se peut que les révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden au sujet de l’état de surveillance de la NSA aient été les premières à éveiller chez de nombreux Américains l’idée qu’il y a un gros problème avec une communauté du renseignement hors de contrôle, et ce, avant que Chuck Schumer, le leader du Sénat de la minorité, n’ait signalé que Trump était vraiment « idiot » en osant remettre en question la mauvaise conclusion des services de renseignements que la Russie avait piraté l’élection de 2016.

« Laissez-moi vous dire. Vous affrontez la communauté du renseignement = ils ont six façons de se venger. »

Inéluctablement, Schumer suggérait que le Congrès n’a aucun contrôle, qu’il n’y a aucune responsabilité et que les États-Unis ont perdu leurs racines démocratiques lorsqu’un président nouvellement élu n’a pas le pouvoir de remettre en question ou d’exprimer publiquement son désaccord avec l’une des agences de renseignement.

Depuis les élections de 2016, les efforts sans relâche déployés par les services américains du Renseignement pour saper et empêcher un président nouvellement élu de gouverner – ce qui ressemble à un cas évident d’insubordination ou que certains pourraient qualifier de trahison – ont été violemment battu par les forces pro-Trump.

L’antipathie des Renseignements ne semble pas être enracinée dans les coupures d’un programme populaire de services sociaux, mais plutôt dans la protection d’un programme de pouvoir, de finances et d’influence qui va beaucoup plus loin et plus profond que ce que la plupart des Américains veulent bien envisager.

Parmi une pléthore de réactions médiatiques mainstream, sans doute provoquées par leurs maîtres des renseignements, il y a eu une réunion au sommet de juillet 2018 entre le président russe Poutine et Trump à Helsinki, ce qui a été le théâtre de critiques illégitimes des anciens membres et amis des renseignements, qui sont devenus de véritables figures de proue de l’opposition :

« Trump se range du côté de Poutine au détriment du renseignement américain » – CNN

« Trump a-t-il commis une trahison lors de sa rencontre avec Poutine ? » – Newsweek, et

« Trump et sa conférence de presse déshonorante avec Poutine » – Newsweek.

Pas un seul n’a fait l’éloge de Trump pour avoir recherché la paix avec la Russie.

Et pourtant, chers concitoyens, il est curieux de constater qu’après les attentats du 11 septembre 2001, aucun membre du Congrès, le président Bush ou un seul média mainstream ne s’est indigné que la communauté américaine du renseignement ait complètement échoué dans sa mission de protéger le public américain.

Il n’y avait aucun compte à rendre, pas une seule personne au pouvoir n’a été tenue responsable, pas une seule personne qui avait la responsabilité de « savoir » n’a été congédiée par les agences de renseignement. Pourquoi est-ce ainsi ?

En raison des fondements pourris des allégations russes, le procureur général Bob Barr et l’enquêteur spécial John Durham semblent être sur la bonne voie avec les forces de l’ordre en Italie, car ils ont apparemment ébranlé le bon sens qui reste dans la hiérarchie démocrate, comme si Barr/Durham auraient pu être en position pour le bureau ovale du Président Obama.

Le commentaire antérieur de Barr devant le Sénat selon lequel « l’espionnage s’est produit » et que « c’est grave » lorsqu’un gouvernement en place (c’est-à-dire l’administration Obama) autorise une opération de contre-espionnage sur un candidat adverse (c’est-à-dire Donald Trump) a fait paniquer les démocrates – ce qui est à la source de la présente enquête sur l’impeachment.

Conscients du fait qu’aucun des candidats de haut niveau privilégiés du DNC n’a le courage d’aller jusqu’au bout, les démocrates se sont concentrés sur un appel téléphonique du 25 juillet entre Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy dans lequel Trump aurait « fait pression » sur Zelenskyy pour enquêter sur la relation entre Joe Biden et la Burisma Holding, principal fournisseur de gaz naturel dans le pays.

Il s’agit d’une histoire véreuse impliquant des paiements de la Burisma à Rosemont Seneca Partners, une société d’investissement détenue par Hunter, le fils délinquant de Joe, qui faisait partie du conseil de la Burisma pour un salaire modeste de 50 000$ par mois.

M. Zelenskyy, qui a battu le président sortant Petro Porochenko dans une victoire écrasante, parle russe, a été élu pour mettre fin à la corruption et au conflit dans l’est de l’Ukraine. La guerre dans le Donbass a commencé à la suite du rôle du département d’État américain dans le renversement du président ukrainien démocratiquement élu Viktor Ianoukovitch en 2014.

La première priorité de Trump le 25 juillet était Crowd Strike, une société de cybersécurité ayant des liens avec la campagne de Hillary Clinton qui a été engagée par la DNC pour enquêter sur le piratage russe de son serveur.

Les démocrates ont raison d’être inquiets, car il vaut la peine de se demander pourquoi le FBI n’a pas légalement exigé que le DNC leur remette son serveur pour une inspection officielle par la police fédérale.

On ne peut que spéculer…. ils ne récolteraient que ce qu’ils ont semé.

Quelques jours après qu’un lanceur d’alerte anonyme (à ne pas confondre avec un véritable lanceur d’alerte comme Edward Snowden) identifié plus tard comme un analyste de la CIA ayant des antécédents professionnels liés à Joe Biden, a publié une plainte contre Trump.

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a annoncé le lancement d’une campagne ambiguë d’enquête sur la destitution, avec peu de précisions sur le processus. La plainte est suspecte car elle ressemble davantage à un affidavit rédigé par un professionnel et les démocrates considèrent que la déclaration de Pelosi est suffisante pour engager un processus formel qui ne suit pas la voie traditionnelle d’un vote à la Chambre plénière qui prévoit une enquête légitime de destitution devant le Comité judiciaire.

Il est particulièrement intéressant de voir comment le processus se déroule jusqu’à présent avec le House Intelligence Committee, qui joue un rôle clé dans la conduite de ce qui équivaut à des réunions clandestines, en prenant des dépositions et des déclarations de témoins derrière des portes closes avec un lanceur d’alerte secret et encore non-identifié, caché aux membres républicains du Comité sur l’Intelligence et à un témoin sans avoir prêté serment – tout cela est trop étrangement comparable aux pratiques de l’ex-Allemagne de l’Est.

La prétention de protéger l’agent de la CIA à peine déguisé en lanceur d’alerte ne peut être considérée que comme une performance transparente trop théâtrale car les démocrates ne se sont jamais souciés de protéger les vrais lanceurs, comme Snowden, Chelsea Manning, Bill Binney, Thomas Drake, John Kiriakou, Julian Assange, Jeffrey Sterling et d’autres qui ont été laissés à eux-mêmes alors que l’administration Obama poursuivait plus de vrais et authentiques lanceurs d’alerte que toute autre administration depuis la loi sur l’espionnage de 1917.

Alors que le changement de paradigme a des répercussions sur le cadre actuel de la réalité et sur nos institutions politiques en décrépitude (le FBI et le DOJ viennent à l’esprit comme le rapport de l’inspecteur général est attendu à la fin du week-end), combien de temps le Parti démocratique, qui ne sert plus une utilité publique, doit-il continuer à exister ?

 
 Renée Parsons - Off Guardian ; traduit par XPJ
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