Le gouvernement belge tombe à cause de l’accord de l’ONU sur les migrations

Mardi soir, le Premier ministre Belge Charles Michel démissionnait.

La Belgique est repartie faire ce qu’elle fait de mieux : se passer d’un gouvernement.

Dans la foulée du chaos politique qui a régné dans une grande partie de l’Europe, le Premier ministre belge Charles Michel est devenu mardi la dernière personnalité politique à tomber après avoir démissionné de son gouvernement lorsque sa coalition libérale a perdu sa majorité parlementaire et qu’un appel aux législateurs du Parlement n’a pas obtenu le soutien nécessaire pour une administration minoritaire.

Le palais royal de Belgique a déclaré dans un tweet que le roi du pays tient sa décision d’accepter ou non la démission « en suspens ». Le roi pourrait encore garder Michel comme premier ministre dans un gouvernement intérimaire jusqu’à ce qu’un accord sur une nouvelle coalition soit négocié ou que des élections aient lieu.

Il n’est pas surprenant que la raison de la chute du gouvernement soit la même que celle qui a ébranlé une grande partie de l’establishment politique européen trois ans après qu’Angela Merkel eut déclenché la plus grande menace pour la politique européenne depuis des générations : la migration massive.

Plus précisément, la chute du gouvernement belge a été la dernière d’une série de crises déclenchées par un accord non contraignant sur les migrations, négocié par les Nations unies. Les gouvernements de la Slovaquie, de l’Estonie et du Chili ont été confrontés à des contrecoups pour un document qui, selon l’ONU, n’encourage pas l’immigration illégale et n’oblige pas les pays à modifier leur politique migratoire, selon Bloomberg.

Tout comme au Royaume-Uni, où la migration était l’une des principales raisons du Brexit et du fiasco politique qui a suivi deux ans après, l’annonce faite mardi à Bruxelles faisait suite au dépôt, contre le gouvernement de Michel, d’une motion de censure des partis d’opposition, notamment les socialistes et les verts. Plus tôt dans la journée, Michel s’était juré d’aller de l’avant avec son gouvernement minoritaire, appelant à une  » coalition de la volonté  » au Parlement.

Finalement, ceux qui n’en voulaient pas étaient majoritaires.

Au début du mois, le gouvernement de Michel a perdu le soutien de la N-VA, son plus grand partenaire flamand, après que la N-VA se soit opposée au soutien du gouvernement au Pacte mondial des Nations unies sur la migration. Ce départ a privé Michel de sa majorité six mois avant une élection générale qui devait avoir lieu à la fin du mois de mai.

Heureusement, la Belgique est habituée des crises politiques et des divisions persistantes entre ses communautés flamande et francophone. Après une élection peu concluante en 2010, le pays s’est débrouillé pendant 589 jours sans gouvernement élu. Au cours de cette période, le pays a enregistré sa plus forte croissance économique de la décennie.

Source : ZeroHedge, traduit par Soverain


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