Le Coup d’État, hier et aujourd’hui (5/5) par Anton Chaitkin

 

Soverain publie un dossier exclusif en Français sur les origines de l’impérialisme américain. Ce dossier a été traduit par la rédaction de Soverain à partir d’un article d’ampleur écrit par l’historien américain Anton Chaitkin et publié sur The Saker.

L’auteur peut être contacté à l’adresse suivante : antonchaitkin@gmail.com

Lien vers la quatrième partie

Cinquième et dernière partie

8. Contre le mal à l’état pur, JFK reste inflexible.

Le roman sur un coup d’état contre le président américain, « Sept jours en mai » [48] sortit en septembre 1962. Les parallèles des évènements qu’il contient avec la vie réelle firent de ce livre un best-seller.

Le 22 août, quelques jours avant la sortie du livre, un groupe d’hommes à moto attaqua la voiture du président français Charles de Gaulle avec des tirs d’armes automatiques. Des balles passèrent très près de sa tête, mais il s’en est sorti indemne.

Le général Lemnitzer démissionna de son poste de président des chefs interarmées le 1er octobre 1962, mais son départ pour le quartier général de l’OTAN à Paris fut temporairement retardé le temps de traquer les agresseurs de l’Armée secrète algérienne. Lemnitzer resta au Pentagone, avec le même statut officieux de patron parmi ses collègues qu’Allen Dulles avait retenus au sein de la CIA.

C’est donc au milieu d’une lutte pour la survie d’un gouvernement que la crise cubaine commença le 16 octobre 1962. Pendant ces heures sombres, « Sept jours en mai » devint le best-seller à Washington DC, car personne ne le considérait comme de la fiction.

Un avion d’espionnage américain au-dessus de Cuba prit des photos montrant que les Soviétiques avaient installé des missiles balistiques capables de frapper les États-Unis avec des armes nucléaires. Le Président garda la situation secrète jusqu’à ce qu’il puisse prendre une décision ferme sur les actions à entreprendre, pour démanteler les missiles de Cuba sans déclencher la troisième guerre mondiale. Le Chef d’État-major licencié, Lemnitzer assista aux réunions du « Comité exécutif » spécial (Excomm) que Kennedy avait créé pour délibérer sur la bonne voie à suivre. [49]

La bataille idéologique continuait jour après jour. Le Président et ses conseillers voulaient donner aux Russes un moyen de se retirer sans être écrasés ou humiliés. Le camp Dulles-Lemnitzer voulait bombarder les sites de missiles et suivre cette action par une invasion totale de Cuba par les États-Unis. Ils affirmèrent que même si des soldats russes étaient tués, les Russes ne feraient rien ; et que même si les Russes frappaient à Berlin (alors divisé en Est-Ouest), les États-Unis pourraient facilement les vaincre dans un conflit nucléaire.

Kennedy évoqua la possibilité que les États-Unis retirent leurs missiles de la Turquie en échange du retrait des missiles Soviétiques à Cuba. Lemnitzer réagit avec colère en disant que ce n’était pas aux américains de retirer les missiles en Turquie – ils appartenaient à l’OTAN !

Un film réalité-fiction sur la crise des missiles de Cuba « 13 jours » (avec Kevin Costner) omit la présence de Lemnitzer dans sa description de ces réunions stratégiques secrètes. Néanmoins, le film donne une idée de la tentative du camp Lemnitzer de pousser le président dans une guerre catastrophique.

Kennedy décida d’imposer un blocus naval autour de Cuba, qui pourrait interdire tout navire transportant des armes offensives. Alors que les États-Unis et les Soviétiques continuaient de tester des armes nucléaires tout au long de la crise, le monde entier retenait son souffle et anticipait la fin imminente de l’humanité.

Kennedy annonça que si les Soviétiques retiraient les missiles, il s’engagerait à ne jamais envahir Cuba. Il resta en contact avec le premier ministre soviétique Nikita Khrouchtchev par des réseaux privés et envoya son frère Robert pour rencontrer dans le plus grand secret l’ambassadeur soviétique Anatoly Dobrynin. La crise se termina avec l’accord américain de retirer les missiles de Turquie, le retrait se fera discrètement six mois plus tard.

« The Manchurian Candidate » (NDLT : Titre français : « Un crime dans la tête ». Un remake fut également réalisé en 2004), un film sur un complot visant à s’emparer de la Maison Blanche par voie d’assassinat, fut diffusé dans les cinémas américains au plus fort de la crise des missiles de Cuba qui dura 13 jours. Son directeur, John Frankenheimer, devint très proche de Robert Kennedy [50]. Frankenheimer acheta les droits de « Sept jours en mai », le roman sur un futur coup d’État aux États-Unis, et en fit un film. Le président Kennedy et son équipe apportèrent à Frankenheimer leur coopération active et enthousiaste dans la réalisation du film qui représentait un reflet saisissant de la psychologie des deux camps, des ennemis jurés qui s’affrontèrent au sein de l’Excomm pendant la crise des missiles.

Après sa défaite lors de la crise des missiles de Cuba, Lyman Lemnitzer a été licencié comme directeur en chef de l’état major des forces armées Américaines ; puis, au lieu d’être jeté en prison, il a été promu et envoyé à Paris comme directeur des forces militaires de l’OTAN. Lemnitzer hérita d’un appareil clandestin de tueurs de la mafia, de nazis hitlériens et de fascistes de Mussolini, d’impitoyables colonialistes français et de mercenaires racistes qui étaient furieux d‘avoir perdu l’Afrique. Il s’agit du réseau « stay-behind » qu’il vit mettre en place après la Seconde Guerre mondiale par les services secrets britanniques, avec l’aide de Dulles et grâce à son propre soutien logistique. Ce ne fut qu’en octobre 1990 que le Premier ministre italien Giulio Andreotti ébranla le monde politique en révélant l’existence de ce réseau clandestin, qui finit par prendre le nom de sa section italienne, « Gladio ».

C’était l’appareil qui avait tenté à plusieurs reprises d’assassiner le président de Gaulle, qui expulsa finalement l’OTAN et Lemnitzer hors de France en 1967.

« Gladio » fomenta le coup d’état de 1964 en Italie, forçant le gouvernement à purger les ministres et les partis favorables à la coopération Est-Ouest. L’appareil tua plusieurs dirigeants allemands qui cherchaient à établir des relations pacifiques entre l’Est et l’Ouest.

Écusson de Gladio

Son action la plus éclatante a été d’avoir créé la soi-disant « Stratégie de Tension » qui consistait à faire exploser des bombes et à tuer des civils au nom de groupes radicaux inexistants, et cela afin d’obtenir une obéissance aveugle de la population [51]. En 1978, Gladio se déguisa en « Brigades Rouges » pour procéder à l’enlèvement et à l’assassinat du premier ministre italien Aldo Moro. Il s’agissait du même type d’opération « False Flag » que Lemnitzer avait proposé au président Kennedy, en 1962, mais sans succès. Cette tactique de terreur et de contre-terreur continue toujours d’être utilisée aujourd’hui.

En 1967, le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison mit en accusation  Clay Shaw, un agent de la CIA/MI6, pour avoir été impliqué dans l’assassinat de John F. Kennedy démontrant que Shaw avait été un des principaux instigateurs de l’appareil meurtrier italien « Gladio ».

9. Ce que le monde a perdu dans le coup d’État américain

L’issue pacifique de la crise des missiles de Cuba, au service des intérêts mutuels des États-Unis et des Russes, fut une victoire décisive de Kennedy sur ses adversaires anglo-américains. Avec le soutien du monde entier qui se rangea derrière lui, il profita immédiatement de l’occasion pour assurer que le progrès et la sécurité de l’Amérique et du reste du monde allait être les mêmes.

Son assassinat un an plus tard (le 22 novembre 1963) devrait être reconnu comme l’acte décisif d’un coup d’État contre les États-Unis. Il en résultât que l’absence de l’unique contribution d’optimisme et de créativité qu’apportait l’Amérique au monde engendra partout un terrible état de démoralisation.

Nous assistons peut-être maintenant à une révolte populaire mondiale contre la faillite du système actuel que les ennemis de Kennedy imposèrent après sa mort: spéculation financière incontrôlée, désindustrialisation et dévastation de la planète par des guerres permanentes. Il est peut-être maintenant possible, culturellement et politiquement, que les citoyens comprennent de nouveau le point de vue traditionnel américain de Kennedy, qui fut incompréhensible pour les générations soumises à l’humiliation et à la dégradation sociale. Nous examinerons brièvement ici comment Kennedy, en tant que représentant et leader américain, a agi sur le monde après avoir affronté et vaincu ses ennemis internes durant la crise des missiles.

La première cible de Kennedy fut le Congo, englouti par la guerre et le chaos depuis le meurtre impérial du premier ministre Lumumba juste avant le début de la présidence de Kennedy.

L’ancien et cruel système colonial en Afrique avait peu de soutien à l’époque en dehors de celui de la « Citée » de Londres, de Wall Street, et des durs de la cabale d’extrême droite soutenant les financiers. Mais la Couronne britannique et ses cousins continentaux, ainsi que leurs services secrets et leur appareil militaire, définirent leur existence-même à partir de leurs investissements dans le secteur colonial. La première colonie de la couronne belge au Congo était depuis longtemps sous le contrôle d’intérêts bancaires et miniers interdépendants reliant la Rhodésie britannique et la province du Katanga au Congo, en s’associant avec les Morgan, Rockefeller et d’autres clients des frères Dulles. [52]

Le « Katanga Lobby » de Londres orchestra la destruction du Congo à partir de leurs châteaux, ceux de White et des Worshipful Companies de la « City » de Londres. Ses dirigeants étaient le marquis de Salisbury, son cousin Lord Selborne (Roundell Palmer), Lord Clitheroe, Ulick Alexander et le capitaine Charles Waterhouse, qui géraient ensemble la famille royale britannique British Royal Household, représentaient des investissements de la couronne, dirigeait Tanganyika Concessions et l’Union Minière du Haut Katanga, possédaient les principaux chemins de fer d’Afrique centrale, déployaient des groupes de mercenaires et contrôlaient les mécanismes de financement du Parti conservateur.

 

Un mois seulement après le retrait de l’Union soviétique de Cuba, le président Kennedy obtenu du ministre belge des Affaires étrangères, Paul Henri Spaak, plutôt réticent, qu’il fasse une déclaration commune avec lui, menaçant de « mesures économiques sévères » contre le Katanga, à moins que la sécession ne prenne fin rapidement. Kennedy exerça simultanément une pression politique pénible sur le régime britannique qui soutenait la dissolution du Congo : il décida d’empêcher le Royaume-Uni d’acquérir un système de lancement d’armes nucléaires indépendant, le missile air-sol Skybolt, qu’ils comptaient acquérir auprès des États-Unis. La presse britannique hurlait contre Kennedy; des suprémacistes anglophiles dans le Grand Sud l’attaquèrent pour avoir trahi la race blanche. Kennedy rencontra le premier ministre MacMillan et le força à accepter une défense nucléaire américaine de la Grande-Bretagne à la place de Skybolt.

En plus de la déconfiture britannique, Kennedy poussa les Nations Unies à soutenir la souveraineté nationale du Congo avec les forces militaires de l’ONU et l’appui logistique américain. En quelques semaines, la paix fut rétablie, la sécession du Katanga fut écrasée, le dirigeant du Katanga Moise Tshombe fut arrêté et le gouvernement congolais demanda aux diplomates britanniques de partir.

Une lettre publiée par le London Daily Telegraph, le 9 janvier 1963, exprimait la rage impériale :

« Nous… avons été témoins de trois… tentatives de domination du monde, d’abord par Hitler, puis par Staline… et maintenant par le président Kennedy ». Mais cette haine n’était peut-être pas largement partagée par les Britanniques, qui étaient encore en vie parce que le président américain avait fait appel à son bon jugement et n’avait pas été intimidé par des anti-Russie exacerbés.

Le barrage hydroélectrique d’Akosombo, le grand projet conjoint Ghana-U.S., était alors à moitié achevé. D’une façon plus générale Kennedy chercha à utiliser l’énergie nucléaire comme outil de paix et de développement. L’Agence internationale de l’énergie atomique a mis sur pied un groupe d’experts consacrés aux travaux de dessalement et d’irrigation nucléaire dans le cadre de projets conjoints des États-Unis et de la Russie, d’Israël et des Arabes d’Afrique du Nord, de l’Inde et du Pakistan, de l’Amérique du Nord et du Sud.

Le « Discours de paix » de Kennedy

Après avoir obtenu la sécurité du Congo, Kennedy prit des mesures diplomatiques en vue d’un accord entre les États-Unis et l’Union soviétique pour mettre fin aux essais nucléaires, et insista fortement sur la nécessité d’un accord global visant à réduire la course aux armements suicidaires. Un traité d’interdiction des essais entre les États-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni et la France était un autre point à l’ordre du jour du sommet de Paris du printemps 1960, qui fut avorté par l’incident de l’avion d’espionnage U-2.

Le fameux « discours de paix » de JFK fut prononcé le 10 juin 1963 à l’Université américaine de Washington, DC [53]. Il annonça que les États-Unis cesseraient unilatéralement de tester des armes nucléaires, afin d’encourager un accord entre les États-Unis et l’Union soviétique. Il déclara que la Russie avait souffert plus que tout autre pays pour vaincre Hitler.

Il demanda aux Américains de réexaminer leurs propres attitudes à l’égard de la Russie :

« … de ne pas voir seulement une vision déformée et désespérée de l’autre côté, de ne pas voir le conflit comme étant inévitable, de voir l’accommodement comme impossible, et la communication comme rien de plus qu’un échange de menaces. Aucun gouvernement ou système social n’est si mauvais que son peuple doit être considéré comme dépourvu de vertu. En tant qu’Américains, nous trouvons le communisme profondément répugnant en tant que négation de la liberté personnelle et de la dignité. Mais nous pouvons encore saluer le peuple russe pour ses nombreuses réalisations – dans les domaines de la science et de l’espace, de la croissance économique et industrielle, de la culture et des actes de courage. Quel genre de paix recherchons-nous ? Pas un Pax Americana imposé au monde par les armes de guerre américaines. Ce n’est pas la paix de la tombe ou la sécurité de l’esclave. Nos problèmes sont d’origine humaine – donc, ils peuvent être résolus de manière humaine. »

Les États-Unis et les Soviétiques conclurent rapidement un traité interdisant partiellement les essais de bombes nucléaires, ouvrant la voie à de plus grands accords.

Le lendemain du discours de paix, Kennedy a donné un compte rendu sur la situation de la lutte pour les droits civiques en Amérique [54]. Encore une fois, il mit au défi les attitudes américaines:

« Cent ans se sont écoulés depuis que le président Lincoln a libéré les esclaves, mais leurs héritiers, leurs petits-fils, ne sont pas entièrement libres. Ils ne sont pas encore libérés des chaines de l’injustice. Ils ne sont pas encore libérés de l’oppression sociale et économique. Et cette nation, malgré tous ses espoirs et toutes ses prétentions, ne sera pas entièrement libre tant que tous ses citoyens ne seront pas libres.

« Nous prêchons la liberté dans le monde entier, et nous le pensons vraiment, et nous chérissons notre liberté ici, chez nous, mais devons-nous dire au monde, et beaucoup plus important, les uns aux autres, que c’est la terre des hommes libres sauf pour les Nègres; que nous n’avons pas de citoyens de seconde classe sauf les Nègres; que nous n’avons pas de système de classe ou de caste, pas de ghetto, pas de race maîtresse, sauf en ce qui concerne les Nègres? Le temps est maintenant venu pour cette nation de tenir sa promesse.»

Sous l’impulsion supplémentaire du mouvement des droits civiques du 28 août 1963 à Washington, à l’occasion du discours du révérend Martin Luther King « J’ai un rêve », l’administration Kennedy commença à élaborer la législation sur les droits civiques qui devait être adoptée après son assassinat.

Durant les dernières semaines de sa vie, il s’empressa de mettre sur pied un programme spatial commun avec l’Union soviétique ; à l’ONU, le 20 septembre, il soumit une proposition pour une expédition conjointe des États-Unis et de l’Union soviétique pour aller sur la Lune. [55]

Le 5 octobre, le président Kennedy décida de retirer les conseillers militaires américains du Vietnam pour empêcher le déclenchement d’une guerre américaine dans ce pays. Cette décision fut rendu exécutoire par son Mémorandum d’action 263 sur la sécurité nationale, publié le 11 octobre 1963. [56]

Kennedy était en train de préparer des sondes de paix pour le bénéfice de Fidel Castro, quand il a été tué par balle.

 

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Chuck Schumer

C’est donc ce que le sénateur Chuck Schumer (Democrate, NY) voulait dire le 3 janvier 2017 lorsqu’il essaya d’intimider Donald Trump en le traitant de « vraiment stupide » pour avoir attaqué les agences secrètes : « Laissez-moi vous dire que si vous vous en prenez aux agences du renseignement, ils auront, entre midi et quatorze heures, six façons de se venger de vous. La menace brutale de Schumer signifiait que Trump subirait le même traitement que Kennedy.

Depuis l’assassinat du dernier président qui a tenu tête aux oligarques, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont été amenés à abandonner le progrès industriel dans leurs propres pays et à attaquer le droit des pays en voie de développement à s’industrialiser comme étant « dangereux pour l’environnement » et comme un risque militaire potentiel si ces pays venaient à maitriser trop de science. Les gouvernements, soudoyés et soumis, ont cédé le contrôle économique à des financiers qui se révèlent être des pilleurs universels.

Ils ont lancé des douzaines de nouvelles guerres de la Baie des Cochons – en Irak, en Libye, en Syrie, dans toute l’Afrique et dans toute la Russie – tuant des millions de personnes, ne produisant que des réfugiés et des terroristes, alors même qu’ils « prêchent la liberté dans le monde entier ». Ils ont payé des milliards de dollars pour acheter la destitution du président élu en Ukraine lorsqu’il a opté pour des relations plus étroites avec la Russie voisine.

La révulsion des citoyens contre l’establishment a balayé l’Europe et frappé durement les États-Unis lors des élections de 2016, tant pour Bernie Sanders que pour Donald Trump. Lorsque Wikileaks a révélé la trahison d’Hillary Clinton envers son pays – elle avait assuré à ses parrains de Wall Street qu’ils contrôleraient la politique nationale – le mensonge frénétique que la Russie était en quelque sorte responsable de la fuite du discours secret de Clinton ressurgit, et que c’était donc la preuve que la Russie s’était mêlée aux élections américaines.

L’OTAN – celle de Lord Harold Alexander et son idole Lyman Lemnitzer – stationne maintenant des troupes américaines et britanniques dans les pays baltes aux frontières de la Russie, se préparant à une troisième guerre mondiale.

Il faut peu d’imagination pour penser avec quelle rapidité et quelle force les États-Unis auraient réagi pendant la guerre froide, si l’Union soviétique avait stationné des troupes soviétiques prêtes au combat juste de l’autre côté de la frontière américaine au Mexique.

Kennedy a agi pour destituer Allen Dulles et Lyman Lemnitzer. Le meurtre de Kennedy donna une victoire à leur camp, mais pas avant qu’il n’ait laissé une marque indélébile dans l’histoire de l’humanité.

Le président Donald Trump congédia le directeur du FBI James Comey pour sa participation à la tentative flagrante de coup d’État contre Trump sur le thème anti-russe.

Face au coup d’État, Trump décida d’envoyer une délégation américaine à Pékin pour la réunion au sommet d’Une Ceinture et Une Route sur l’infrastructure mondiale, afin de discuter de la manière de sortir de l’impasse stratégique.

La Chine a récemment sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Et elle a été rejointe par la Russie et de nombreux autres pays aux vues similaires pour construire le plus grand ensemble de projets de transport, industriels et d’énergies électriques jamais vu. (NDLT : La nouvelle « Route de la Soie »)

Le 100e anniversaire de John F. Kennedy est commémoré le 29 mai 2017.

Les États-Unis, qui ont apporté l’électricité au monde au XIXe siècle et mis le monde sur la Lune au XXe siècle, ne pourraient pas mieux célébrer la mémoire de JFK qu’en participant aux grands projets d’infrastructure de notre époque et donc en rejoignant le monde civilisé.

Sources (en anglais)
48. Fletcher Knebel and Charles Bailey II, Seven Days in May (New York: Harper & Row, 1962).
49. Binder, Lemnitzer, p. 309.
50. John Frankenheimer would go on to produce campaign ads for Bobby Kennedy’s 1968 run for the Presidency. Frankenheimer was in Los Angeles with Bobby after the California primary victory made Bobby the likely next President, and was devastated by Bobby’s assassination that same night.
51. Claudio Celani, “Strategy of Tension: The Case of Italy,” Executive Intelligence Review, 2004.
52. In the April 1962 showdown over steel price increases, Kennedy had used the government’s full force to defeat the Anglophile Morgan and Rockefeller interests, who dominated the steel industry with an anti-industrial, speculative financial bias. JFK said, “the American people will find it hard, as I do, to accept a situation in which a tiny handful of steel executives whose pursuit of private power and profit exceeds their sense of public responsibility can show such utter contempt for the interests of 185 million Americans” (https://www.jfklibrary.org/Research/Research-Aids/Ready-Reference/Press-Conferences/News-Conference-30.aspx).
53. https://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/BWC7I4C9QUmLG9J6I8oy8w.aspx
54. https://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/LH8F_0Mzv0e6Ro1yEm74Ng.aspx
55. http://www.presidency.ucsb.edu/ws/?pid=9416
56. James K. Galbraith, “Exit Strategy,” Boston Review, October/November, 2003.

Anton « Tony » Chaitkin (né en 1943) est un auteur, historien et militant politique du mouvement LaRouche. Il est éditeur historique de la revue Executive Intelligence Review.