La Grèce va réclamer 280 milliards d’euros de réparations de guerre à l’Allemagne

Article de  Tasos Kokkinidis , traduit par Soverain

La Grèce est sur le point de lancer une campagne pour réclamer 280 milliards d’euros (323 milliards de dollars) en réparations de guerre à l’Allemagne, rapporte Der Spiegel.

Le magazine allemand note que tant que la Grèce dépendait du soutien de l’UE, le Premier ministre Alexis Tsipras avait évité de soulever la question. Mais maintenant, après la fin du troisième programme de sauvetage, Athènes est prête à prendre des initiatives pour réclamer l’argent, dit-il.

La question refait surface quelques jours avant la visite officielle du président allemand Frank-Walter Steinmeier à Athènes où il rencontrera le président de la République Prokopis Pavlopoulos et Tsipras.

Selon le journal Der Spiegel, ce n’est pas un hasard si les deux politiciens grecs les plus haut placés ont soulevé la question ces derniers jours.

Elle marque le début d’une longue campagne qui, selon le magazine allemand, débutera en novembre.

Le Parlement grec approuvera un rapport d’audit prêt depuis août 2016, selon lequel la Grèce a droit à 269,5 milliards d’euros de réparations dues à la Seconde Guerre mondiale.

En outre, la Grèce demande le remboursement d’un prêt d’occupation de 10,3 milliards d’euros.

Le rapport est resté secret tout au long des deux dernières années, mais Tsipras semble prêt à le faire remonter à la surface et à lancer une campagne pour des réparations de guerre, selon Der Spiegel.

Dans la deuxième phase, la Grèce entend présenter ses arguments devant des organisations mondiales telles que le Parlement européen, le Conseil européen et l’ONU.

Dans la troisième phase, la Grèce prévoit de demander à l’Allemagne de négocier des réparations de guerre. Pour sa part, le gouvernement allemand devrait rejeter la demande. Par le passé déjà, elle a clairement indiqué que la Grèce n’avait pas le droit légal de réclamer des dommages-intérêts pour la Seconde Guerre mondiale.

De l’avis de certains avocats grecs, ce refus allemand pourrait ouvrir la voie à la saisine de la Cour internationale de justice de La Haye, selon le magazine allemand.

Tasos Kokkinidis

Co-fondateur, traducteur et rédacteur sur Soverain.
Sympathisant de l’Action Française pour son école de pensée, de Debout la France pour l’embryon de rassemblement transpartisan, et de l’Union populaire républicaine pour ses analyses sur l’Union européenne.
Milite pour un large rassemblement des patriotes au delà des partis pour rétablir la souveraineté de la France sur les traités supranationaux. Être de droite ou de gauche c’est déjà se priver d’une partie de ce qui fait la France.


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