Ipso Facto Europa n°8 – Février 2018

L’association citoyenne apolitique « Les Clés de l’Europe » propose d’apporter des informations fiables à tous les publics grâce à la diffusion de données officielles et historiques sur la naissance, l’évolution, les objectifs et l’avenir potentiel de la construction européenne. L’association publie chaque mois un condensé de l’actualité de l’Union européenne : le journal Ipso Facto Europa. Vous pouvez librement le diffuser par courriel ou en version papier format A4 afin de sensibiliser votre entourage, vos voisins, vos connaissances, au fonctionnement de l’UE. Retrouvez également tous les mercredis à 21h les Clés de l’Europe en direct sur leur page Facebook ou sur le mumble « Canal-Citoyen ».

Soverain diffuse ce journal en y rajoutant éventuellement des liens vers des articles plus complets et/ou des infographies.

Lien vers le fichier .pdf à diffuser très largement autour de vous

Message important

À partir du 1er janvier 2018, les entreprises de plus de 50 personnes, les communes de plus de 10 000 habitants et l’administration sont désormais dans l’obligation de mettre en place des procédures de recueil des alertes, en application de la loi Sapin 2.

Conformément à la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite loi « Sapin 2 ») qui crée un cadre juridique général pour le signalement et établit une protection du lanceur d’alerte, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères met en place, à partir du 1er janvier 2018, une procédure de recueil des signalements. C’est le référent déontologue du ministère qui a été chargé du recueil des signalements.

L’association « Les Clés de l’Europe » encourage tous les français responsables à utiliser ce dispositif de façon massive pour signaler tous les débordements de l’UE en France : usage scandaleux de fonds publics, propagande, pantouflage des élus, corruption notoire, conflits d’intérêt, guerres illégales, déni de démocratie…

Vous pouvez passer à l’action.

Consulter la loi sur LegiFrance

Macron et la Turquie

Suite à la visite d’Etat d’Erdogan, Macron propose un «partenariat», une coopération, avec la Turquie, pas une adhésion. Rappel : Le 31 juillet 1959 (il y a 58 ans), dix-huit mois seulement après l’entrée en vigueur des traités de Rome, la Turquie a présenté sa demande d’association à la CEE.

L’empereur auto-proclamé de l’Europe qui n’a strictement aucun pouvoir de décision dans ce domaine propose simplement ce qui est déjà en place ; 7 milliards donnés par l’UE à la Turquie par les fonds de pré-adhésion, 6 milliards promis dans les 3 ans pour la gestion des réfugiés et l’amélioration de dispositifs « éducatifs ».

Voir l’article complet sur Le Monde

La divergence de Target 2

Rappel : l’euro est un ensemble de N+2 monnaies homonymes à parité fixe 1:1.

Un billet émis par la Banque de France est une créance auprès d’elle. La totalité de la création monétaire en circulation en France et émise par la Banque de France a une contrepartie dans ses livres.

Si un billet émis par la banque de France est dépensé en Allemagne alors la masse monétaire allemande est augmentée de cette valeur sans contrepartie dans ses comptes centraux. La Banque de France a donc une dette vis-à-vis de la Bundesbank.

Le système qui gère ces flux s’appelle Target 2.

L’ensemble de la zone euro doit 906,9 milliards d’euros à l’Allemagne. L’Italie à elle seule doit 439.02 milliards d’euros en décembre contre 435.9 milliards en novembre et 412.4 en octobre. (+ 27 milliards en deux mois). C’est une vraie fuite des capitaux. La France est quasiment à l’équilibre.

Si dans les projets Macroniens de refonte de L’UE il n’est pas prévu une union de transfert, c’est à dire – dans l’état actuel de l’économie – le transfert sans contrepartie du nord vers le sud de 200 à 400 milliards d’euro par an alors l’euro va exploser.

Target 2 en est la preuve et la mesure.

Futur budget de l’UE

La Commission européenne prévient : Le budget de l’UE après le départ du Royaume-Uni nécessitera des « coupes impressionnantes » dans certains programmes.

Par ailleurs, elle s’apprête à réclamer plus d’argent aux pays membres de l’Union pour combler les pertes attendues.

L’enveloppe maximale des dépenses a été fixée à un peu plus de 963 milliards d’euros pour la période 2014-2020.

La fin de cette période approche et l’UE est confrontée au départ prévu du Royaume-Uni, contributeur net au budget européen, soit une « perte de 12 à 13 milliards d’euros par an ».

La proposition provisoire est de réaliser des économies à concurrence de 50% et d’ajouter à concurrence de 50% de l’argent frais (ce qui veut dire environ 6 à 7 milliards d’impôts en plus par an en Europe).

L’UE doit dans le même temps trouver les ressources nécessaires pour de nouvelles politiques, notamment dans le domaine de la sécurité intérieure et extérieure, de la transition écologique, de l’emploi, de la migration et de la défense. Pour ces nouvelles politiques, il est privilégié un financement par de l’argent frais « à 80% », le reste devant résulter de redéploiements.

La contribution de chaque état membre est de 1% de son PIB, il est envisagé de passer à un peu plus de 1,1% (+10%) et d’augmenter les ressources propres (droit de douane, taxe sur les transactions financières, TVA aux frontières extérieures …).

Ne vous inquiétez pas, c’est vous qui paierez.

Lire l’article de Contrepoints sur la création d’une nouvelle taxe plastique

Airbus et la Pologne

Selon le quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna, Airbus Helicopters a envoyé un courrier avant Noël pour informer le gouvernement polonais d’une demande d’arbitrage international concernant la rupture des négociations exclusives entre le constructeur européen et Varsovie. La Pologne avait rompu les négociations qui portaient sur l’achat de 50 hélicoptères multirôle Caracal, un contrat évalué à 3,14 milliards d’euros.

Contexte : La Pologne avait lancé un appel d’offres pour des hélicoptères et a choisi les machines américaines en négligeant les offres françaises.

Airbus Helicopters accuse le gouvernement polonais d’avoir mené des négociations sans avoir vraiment la volonté de les conclure par la signature d’un contrat. Le constructeur, qui avait dépensé des millions dans cette campagne commerciale lancée en 2012, demanderait notamment le remboursement des coûts engagés.

Très clairement, les conservateurs du PiS n’ont jamais voulu du Caracal fabriqué par Airbus Helicopters. Cet hélicoptère aurait été assemblé en dehors des circonscriptions tenues par le PiS si le constructeur européen avait pu finaliser les négociations.

Pour justifier cette accusation, Airbus Helicopters aurait mis en avant, selon DGP, deux articles publiés par le quotidien polonais. C’est d’abord une interview accordée par Antoni Macierewicz avant qu’il ne devienne ministre de la Défense, dans laquelle il déclare qu’il est contre cet accord. Dans une autre interview, Waclaw Berczysnki, proche collaborateur du ministre de la défense, Antoni Macierewicz et ancien salarié de Boeing aux États-Unis, a révélé qu’il avait « tué les Caracal ».

L’Europe est une grande famille où règne l’amitié, la solidarité et la paix économique.

Consulter l’article sur la Tribune

Elections européennes de 2019

Le gouvernement a confirmé qu’il voulait revenir à une circonscription nationale, c’est à dire unique. Cette modification du mode de scrutin, ne pourra être utile à la pensée dominante qu’au prix d’une distorsion scandaleuse de l’accès aux média et aux temps de parole sous contrôle.

Il est en effet inenvisageable pour l’idéologie dominante (due à une propagande éhontée) d’ouvrir un débat démocratique et équilibré. Il ne faut surtout pas que le doute puisse s’installer dans l’esprit de la masse pour qu’elle continue de penser que l’Europe est l’avenir de l’Homme.

Effectivement, le gouvernement a annoncé une modification drastique des règles de prise de parole par les différents groupes politiques. En effet, il modifie, au bénéfice de la majorité, les modalités d’attribution des temps d’antenne de la campagne audio-visuelle officielle. Jusqu’à présent, le temps d’antenne était divisé en deux parts : deux heures égalitairement réparties entre les formations représentées par un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale ou au Sénat et une heure égalitairement répartie entre toutes les autres concourant au scrutin. Dorénavant, si le texte est adopté, il y aura trois fractions.

Les partis représentés par un groupe parlementaire bénéficieront toujours de deux heures, mais celles-ci seront désormais réparties entre les formations selon le nombre de parlementaires ayant déclaré s’y rattacher pour le financement public.

Avec les anciennes modalités, LREM aurait disposé de 15 minutes, autant que le MoDem, LR, le PS ou LFI. Avec les nouvelles modalités,, la liste de la majorité LREM-MoDem disposera de 53 minutes et 11 secondes, LR de 33 minutes et 12 secondes, le PS d’un peu plus de 14 minutes et LFI, grand perdant, de 2 minutes et 28 secondes. Les autres partis ne se partageront plus égalitairement une heure, mais bénéficieront forfaitairement de deux minutes chacun. Il faut s’attendre à ce que les partis qui portent les idées anti-UE disparaissent quasiment totalement de la campagne officielle.

Le FN n’ayant pas de groupe parlementaire, il avait dis- posé lors des dernières élections européennes de 2 minutes 52 secondes, au même titre qu’une vingtaine d’autres formations politiques, parfois marginales. Il aura donc cette fois encore moins.

Enfin, une troisième fraction, d’une heure, sera à dispo- sition du Conseil supérieur de l’audiovisuel « afin que les durées respectives d’émission attribuées aux listes (…) ne soient pas hors de proportion avec la participa- tion à la vie démocratique de la Nation des partis qui les soutiennent ». Cette participation sera évaluée en fonction des scores au précédent scrutin européen et aux dernières élections, des sondages d’opinion ou de
« la contribution (…) à l’animation du débat électoral ». Le FN et LFI devraient logiquement bénéficier d’une part significative de cette heure de compensation.

Il donc est indispensable et crucial que les informations sur la réalité de l’Union européenne (y compris le journal Ipso Facto Europa) soient diffusées le plus largement possible dès maintenant.

Consulter l’article sur Le Parisien

Citations

Le Monde du 23 mai 2016 : « En cas de Brexit, le RU entrerait en récession selon Londres. Le Trésor britannique prévoit une baisse de 3,5 points de PIB »

Forbes du 5 janvier 2018 : Classement Forbes 2018 : « Le RU nommé meilleur pays pour les entreprises. »

 

Raphaël Glucksmannn dans l’émission du dimanche matin, sur France-Inter où il est en opposition avec Natacha Polony : (en substance) :

« La pêche électrique c’est catastrophique. Les OGM c’est mal. Le glyphosate c’est débile. La concurrence fiscale est destructrice. Mais l’Europe c’est bien, je suis un européiste convaincu. »

Élargissement européen

Le commissaire européen chargé de l’Elargissement, Johannes Hahn a déclaré le 19 janvier dernier que la Serbie et le Monténégro seront probablement les prochains pays à entrer dans l’Union européenne, peut-être à l’horizon 2025. En fait six Etats des Balkans (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine, Monténégro et Serbie) frappent à la porte de l’UE.

Le commissaire déclare : « Soit nous exportons de la stabilité dans cette région, soit nous importons de l’instabilité ». Il estime que le processus d’adhésion à l’UE est le meilleur moyen de combattre la corruption, le crime organisé et les menaces de dérive autoritariste. Il avoue donc que la situation actuelle est loin d’être idéale.

Serbie : 8,8 millions d’habitants, chômage 18,6%, 125ème pays en PIB PPA/h
Monténégro : 660.000 habitants, un peu devant la Serbie en PIB-PPA/h

L’entrée dans l’UE est synonyme quasi automatique d’euro et de Schengen. Faire rentrer de nouveaux pays pauvres va arranger nos problèmes. 

Consulter l’article sur Le Monde

Goulard la goulue

Sylvie Goulard ex-députée européenne financée à hauteur de 10.000€ par mois par un think-tank européen basé aux Etas-Unis, Ministre des armées pendant 1 mois et 2 jours a été nommée sous-gouverneur à la direction de la Banque de France pour les problèmes européens. Sylvie Goulard à la Banque de France, a un poste de complaisance rémunéré 350.000 € par an, avantages en sus.

Migrants et maladies infectieuses

Un nouveau rapport de l’Institut Robert Koch (IRK), l’organisme fédéral allemand chargé du suivi et de la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l’Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.

Selon certains médecins, les cas de tuberculose sont en nombre beaucoup plus élevés que les statistiques officielles ne le suggèrent. Ils ont accusé l’IRK de minimiser la menace pour ne pas alimenter le sentiment anti-immigration. Un responsable déclare :
« Entre 700 000 et 800 000 demandes d’asile ont été déposées et 300 000 réfugiés ont disparu. Ont-ils été répertoriés ? Proviennent-ils de pays à haut risque infectieux ? »

Est-ce la raison de la nouvelle obligation vaccinale française ?

La prostitution à Bruxelles

Des rapports officiels venus de la police et d’ONG nous apprennent que des centaines de jeunes filles se prostituent pour cinq euros à Bruxelles. Ce sont essentiellement des adolescentes nigériennes de 14 à 16 ans.
Les tarifs descendent jusqu’à 5 euros pour un des 15 clients par jour. Il faudrait oser se poser la question de savoir qui sont les clients.

 

 

Les informations contenues dans cet article (exceptés les liens vers des articles sources) sont la propriété de l’Association les Clés de l’Europe, et par conséquent n’engagent pas l’équipe de Soverain.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur telegram
Partager sur vk