Et si le Royaume-Uni ne quittait jamais complètement l’Union européenne ?

(DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP/Getty Images)

J’écris ceci à partir d’un des secteurs dont les votes ont influencé le référendum sur l’UE. Nous avons voté pour rejeter 39 ans d’échec sous les trois partis, depuis l’adoption du monétarisme par le gouvernement Callaghan en 1977, l’année de ma naissance.

Le Brexit doit répondre à nos besoins, qui concernent les accords commerciaux avec les pays des BRICS tout en restant très critiques à l’égard de leurs gouvernements actuels, l’intégration dans l’initiative des Nouvelles Routes de la Soie, la pleine jouissance de notre liberté par rapport aux interdictions du marché unique sur des mesures telles que les aides d’État et le contrôle des capitaux, pour 350 millions £ supplémentaires par semaine pour le National Health Service et le rétablissement des droits historiques du Royaume-Uni dans le cadre du droit international : 200 milles, ou à la ligne médiane. Nous ne devons pas nous opposer en principe à des accords commerciaux avec les États-Unis, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Mais les normes du NHS et les normes sanitaires des aliments sont parmi les choses qui ne sont tout simplement pas négociables.

Mais encore une fois, quel Brexit ? Dans l’état actuel des choses, soit le Royaume-Uni va devenir une colonie et une bouffonnerie de l’Union européenne, prenant les règles sans les fixer et devant payer sans avoir voix au chapitre, soit il ne va simplement pas quitter l’UE du tout. L’un ou l’autre résultat semble maintenant tout aussi probable. Par conséquent, cinq points du droit primaire sont devenus nécessaires.

Premièrement, la restauration de la suprématie du Royaume-Uni sur le droit de l’Union européenne, en utilisant cette disposition pour rapatrier la politique agricole, industrielle et régionale, et en l’utilisant pour rétablir les droits de pêche historiques du Royaume-Uni.

Deuxièmement, l’exigence que toute la législation de l’UE, afin d’avoir un effet dans ce pays, soit promulguée par les deux chambres du Parlement comme si elle émanait de l’une ou l’autre d’entre elles.

Troisièmement, l’obligation pour les ministres britanniques d’adopter la politique de la chaise vide jusqu’à ce que le Conseil des ministres se réunisse en public et publie un rapport officiel semblable au Hansard (Ndt: transcriptions officielles des débats parlementaires)

Quatrièmement, la non-application au Royaume-Uni de tout arrêt de la Cour européenne de justice ou de la Cour européenne des droits de l’homme, à moins qu’il ne soit confirmé par une résolution de la Chambre des communes, la High Court of Parliament.

Et cinquièmement, la désapprobation au Royaume-Uni de tout ce qui a été adopté par le Parlement européen, mais pas par la majorité des députés qui ont été certifiés comme politiquement acceptables par un ou plusieurs membres de la Chambre des communes. Ainsi, nous ne devrions plus être soumis à la volonté législative des néofascistes et des néonazis, des membres de la nomenklatura kleptomane d’Europe de l’Est ou des ultra-calvinistes néerlandais qui ne veulent pas de femmes candidates.

En outre, même au sein de l’UE, nous avons besoin d’un gouvernement britannique qui travaillera à la conclusion d’accords commerciaux avec les pays des BRICS, à l’intégration des Nouvelles Routes de la Soie que l’Italie est en train de réaliser et aux accords commerciaux qui s’étendent partout, à la condition de protéger la Sécurité alimentaire, la NHS, les droits des travailleurs et des consommateurs en général.

 

David Lindsay ; Off Guardian ; traduit par XPJ





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