Élections européennes et macronisme : entre communication, mensonges et perfidies

L’Union Européenne est en voie à une profonde division politique et cela pourrait donner des résultats intéressants lors des élections de mai. D’un côté, les européïstes, vestiges d’un fédéralisme européen qui ne fait plus rêver personne depuis 10 ans et de l’autre, les partis eurosceptiques, partisans d’une grande réforme des traités qui régissent l’Union.

Partout sur le vieux continent, des mouvances de droite ont pris et continuent de prendre forme et à rallier toujours plus d’adhérents. Vox en Espagne, la Ligue du Nord en Italie, le Fidezs de Victor Orban en Hongrie ou plus récemment le FvD aux Pays-Bas. Ces phénomènes politiques, à force de percées électorales, de meetings noirs de monde et de représentants charismatiques, ont su imposer à la technocratie bruxelloise une menace de taille. Et cette menace, en passe de se changer en victoire lors des élections du 26 mai, semble provoquer hystérie et sueurs froides chez les fervents défenseurs de L’Europe mondialisée. La « peste brune » ne doit pas passer, tel est le mot d’ordre.

En effet, une véritable campagne de com a été mise sur pied par les sbires systémiques et habituels du sacro-saint modèle unioniste, BHL, Attali et autres consorts réputés pour l’unanimité qu’ils suscitent au sein du public… Par le biais d’ONG, d’associations douteuses mais aussi d’institutions officielles, des agences de communication semblent être derrière les manettes pour glisser dans le discours public une vision très manichéenne du débat. Pour déconstruire les populismes euro-critiques, plusieurs angles d’attaques ont été décidés. Un d’entre eux, et des plus outranciers, est celui de s’approprier la lutte pour l’environnement au travers d’une désignation hasardeuse, désormais nommée « transition écologique ».

L’axe communicatif est le suivant : Ciblant majoritairement les 18-30 ans, issus de la classe moyenne supérieure et bourgeoise du 21e siècle et sensibles à la mode bien-pensante du « Je lutte pour l’environnement en basket Adidas ». Un électorat jeune doublé d’une flemmardise intellectuelle caractérisée, est l’ultime ressort de l’élite mondialisée pour grappiller des votes. Message à faire passer ? Face au populisme européen héritier du trumpisme outre-atlantique, seule l’Union-Européenne de Jean-Claude Juncker garantira cette « transition écologique » et le respect de nos terres et de notre planète. Oui, vous avez bien lu, cette même union européenne qui, hier, applaudissait le CETA, archive écrite qui, dans 30 ans, nous remémora la propension dramatique qu’avait ces technocrates vidés de toute conscience écologique à voter pour le pire.

Ce sordide tableau est d’autant plus scandaleux qu’il est publié par un annonceur des plus officiels : le Parlement européen. Par l’intermédiaire de sa page Facebook, le Parlement diffuse une campagne vidéo mettant en avant un jeune acteur d’à peine 25 ans, expliquant au spectateur que de tous les horizons politiques, seule l’UE est garante du respect environnemental. Le contenu s’affiche « sponsorisé », signifiant que l’annonceur à payé Facebook pour que son contenu atteigne une cible précisément choisie et désignée par des responsables de com. Nous sommes en période électorale et les partis ne sont pas autorisés à financer du contenu publicitaire, mais le parlement européen, bénéficiant du statut d’institution officielle et censé être apolitique, donne un souffle vicieux aux mouvements pro-europe, et notamment, La République en Marche.

Cet assaut marketing et numérique, heureusement, se heurte et se heurtera à la lucidité des citoyens, peu enclins à gober la propagande européiste qui ne se cache même plus. Ajoutons à cela le regain de la lubie préférée de la presse systémique de type Slate ou Le Monde : agiter le spectre de la méchante Russie derrière « l’ultra droite » et lui donner le rôle de pantin de « l’Ogre Poutine », et vous avez le cocktail parfait d’une oligarchie à la dérive, prête à tout pour sauver ses fesses d’une déculottée mémorable.

Quoi qu’il en soit, nul doute que la vulgaire propagande dérisoire issue de l’imagination perverse d’un chargé de com sans conscience politique authentique n’aura jamais raison du bon sens des citoyens français : voter contre LaRem.

 

Geoffroy Antoine





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