Macron, la Vérité et le Frexit

Macron, le président de la Vérité part en guerre

Orwell disait qu’en ces temps de tromperies universelles, dire la vérité devenait un acte révolutionnaire. Eh bien, ces temps de tromperies ne sont plus dans les fictions, ils sont bien réels, installés comme la bernique sur son rocher et il est difficile de s’en séparer. Alors dire la vérité serait révolutionnaire, notre humble activité sur ce site serait une forme d’acte révolutionnaire ? Rien n’est moins sûr tant que la répression menée reste à l’état de l’invective publique. Le goulag intellectuel est parfois gênant et peut même ruiner des vies, cela dit, le goulag à la soviet est un brin plus hardcore style et heureusement nous n’en sommes pas encore là.

Macron a donc décidé de s’attaquer aux fameuses fake news, nouveau terme à la mode. Les théories complotistes furent un temps de tous les cocktails mais voilà qu’un nouvel anglicisme dans la langue de Molière trouve une nouvelle place de choix. Les fake news sont bien plus pernicieuses que la théorie des chapeaux en alu, la bien nommée « terre plate », pour ne citer que celle-là. La fake news dont Macron parle, allons-y franchement, c’est la chronique acide racontant le réel mais fort déplaisante pour les intérêts des 1% dirigeants. Et quand bien même une fake news serait vraiment fausse, des recours en justice existent actuellement et si la personne ciblée se sent insultée, diffamée ou humiliée, eh bien, qu’elle use de son droit, celui de faire condamner – ou non – l’auteur.

Le pays de Voltaire est malade. Il est malade de sa modernité – si on peut appeler ça ainsi –, de sa honte perpétuelle, de son esprit d’abandon mais aussi de sa classe dirigeante. Cette dernière est effrayée à l’idée d’avoir une idéologie d’opposition à sa mesure. L’internet est l’outil absolu pour doter celle-ci des moyens d’action pour peser dans l’affrontement à mort des idées. Cela étant, la classe dirigeante plutôt que d’affronter le réel et le grondement de la masse, préfère légiférer au nom de la (sa) Vérité et habillant ainsi pour l’hiver la liberté d’expression à la mode orwellienne. Fichtre !

 

La bourde de Macron sur le Frexit

Le 21 janvier 2018, Emmanuel Uranus Macron donnait un entretien à la BBC. Quand le journaliste se projeta dans un moment de politique fiction sur le sort d’un référendum posant la question du Frexit, Uranus balbutia et répondit par quelques « probablement… dans un contexte similaire ».

Ce président est pour le moins suprenant. Cet adorateur du dieu euro et du fédéralisme chimérique au demeurant, nous sort, à nous brebis gâleuses, que le peuple voterait pour le frexit si l’occasion s’en présentait. Comble démocratique, Macron nous le sort OKLM comme dirait un jeune étudiant en mal d’APL et shooté à Call of Duty.

Eh bien quoi ! Qu’il nous la pose cette question et qu’il se batte pour que son combat idéologique l’emporte ! De quoi a-t-il peur, si ce n’est se prendre une humiliation historique par la voix du débat démocratique et celle des urnes ? Non, Emmanuel « GILF » Macron continuera à régner au chaud avec sa majorité confortable et sa presse àplatventriste.

Le Frexit ou la sortie de l’Union européenne pour les plus lents n’est pas plus dans la ligne de mire que la démission de Juncker à la présidence de la grosse Commission européenne. C’est bien dommage mais notre motivation à continuer la bataille des idées ne cesse de prendre de l’ampleur. La France tremble sans arrêt, dans l’orage et dans la tempête, et l’Union européenne s’enfoncera lentement sous la mer. Ce n’est plus qu’une question de temps.

 

 

Co-fondateur de Soverain.

Aujourd’hui basé à Londres, a passé plusieurs années en Asie, la France n’a jamais été aussi loin et proche à la fois.

Amoureux de la géopolitique, de la controverse et de la critique impertinente.