« Beaucoup de progrès restent à faire » dans l’intégration des réfugiés en France

Depuis le remaniement gouvernemental, l’« intégration républicaine » a pris du galon. Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, en a fait un des dossiers-clés de son portefeuille.

L’année 2018 marque le début d’un « véritable changement d’échelle ». Depuis, environ 250 millions d’euros ont été engagés pour, « tous programmes confondus, plus de 75 000 entrées de réfugiés dans une action d’accompagnement ou de formation ».

A l’issue du CIR, 60 % des réfugiés sont sans emploi, alors que 90 % d’entre eux souhaitent exercer une activité. Lorsqu’ils travaillent, c’est le plus souvent dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, du bâtiment ou du nettoyage, soit, pour les deux premiers, des marchés directement touchés par la crise.

Ali se souvient des vingt mois d’attente avant d’obtenir le statut de réfugié. Une période « très dure ». Lui et sa femme se sont démenés pour apprendre la langue. « Nous ne pouvions pas rester sans bouger, confie cet ingénieur aéronautique turc. Nous essayions de nous intégrer au plus vite. » Aujourd’hui réfugié, installé dans le sud de la France, Ali n’a pas encore trouvé de travail. Il touche le RSA.

Source : « Beaucoup de progrès restent à faire » dans l’intégration des réfugiés en France – Le Monde

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