Nicolas Klein

Nicolas Klein

Agrégé d’espagnol et ancien élève de l’École normale supérieure (ENS) de Lyon, Nicolas Klein est actuellement professeur d’espagnol en classe préparatoire. Spécialiste de l’Espagne contemporaine, il est l’auteur d’un livre intitulé Rupture de ban – L’Espagne face à la crise (Perspectives libres, 2017), le traducteur d’Al-Andalus : l’invention d’un mythe – La réalité historique de l’Espagne des trois cultures, de Serafín Fanjul (L’Artilleur, 2017) ainsi que de Les Chrétiens dans al-Andalus - De la soumission à l'anéantissement (Éditions du Rocher, 2019), et le rédacteur de nombreux articles sur les réalités espagnoles actuelles.

Le long cycle électoral espagnol – Quel bilan tirer de la séquence décembre 2018-août 2019 ?

La longue séquence électorale qui s’est déroulée en Espagne au cours des derniers mois, et qui a donné lieu à d’infinis commentaires et négociations de toutes parts, est provisoirement terminée, même si certains nuages s’amoncellent à l’horizon.
Cet article se propose, durant ce court intermède, d’analyser brièvement les résultats des scrutins qui ont été organisés depuis décembre 2018 et de tirer certains enseignements de ce qui a pu être constaté outre-Pyrénées.

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Deux millions… Et donc ?

Le problème n’est pas le nombre. De fait, la démocratie consiste à dire non à bien plus de gens que deux millions de personnes. L’on dit déjà non à l’heure actuelle à 21 % des Espagnols qui s’expriment dans les sondages contre l’État des autonomies[2] et qui, dans un esprit impeccablement démocratique, acceptent avec résignation que leurs souhaits ne soient pas majoritaires.

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La gauche pédophraste

Cet article traite de l’utilisation croissante des enfants (ou « pédophrastie ») dans le débat politique, soit indirectement (par simple évocation), soit directement (lorsqu’ils montent en première ligne pour défendre ou dénoncer des mesures données).

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Des pauvres et des bourges

Cet article publié le 4 avril 2019 sur le site du grand quotidien espagnol El Mundo a été rédigé par Félix Ovejero, professeur d’éthique et d’économie à l’université de Barcelone, né dans la capitale catalane en 1957. Il est connu pour ses prises de position anti-séparatistes et son prochain ouvrage, à paraître dans quelques semaines, s’intitulera La deriva reaccionaria de la izquierda (littéralement, La Dérive réactionnaire de la gauche).

L’auteur y émet des hypothèses sur l’origine du nationalisme catalan et surtout sur les causes de son succès, notamment à gauche de l’échiquier politique. Il explique que le franquisme a joué un rôle non négligeable dans la légitimation d’une idéologie profondément antidémocratique et réactionnaire.

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La Catalogne et la tentation de la facilité

En politique, les problèmes faciles ont déjà trouvé une solution. Les hommes politiques ont sans doute beaucoup de défauts mais ils ne sont pas stupides. Ils savent que, de façon générale, les électeurs préfèrent les voir trouver des solutions à leurs problèmes plutôt que de laisser le désordre s’installer dans le pays.

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Du 28 avril au 26 mai : la course aux élections en Espagne

Les mois d’avril et de mai 2019 seront marqués en Espagne par l’organisation de pas moins de quatre élections, dont le scrutin général du 28 avril prochain. Ce dernier a été convoqué par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, face à l’impossibilité de gouverner et, plus précisément, de faire adopter un budget national. Tous les grands partis politiques attendent ce rendez-vous avec impatience, même s’ils vont y prendre de gros risques…

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L’horizon de Vox

Le journaliste et écrivain espagnol José Javier Esparza revient sur l’essor du parti Vox aux élections régionales andalouses du 2 décembre 2018 et sur les réactions très négatives qu’un tel essor a suscitées (afin de mieux les démonter).

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Le tremblement de terre andalou

Les élections régionales andalouses anticipées du 2 décembre 2018 étaient un premier test dans une Espagne toujours en proie à des remous sociopolitiques avant le « super-dimanche » de mai prochain, qui combinera élections européennes, élections municipales et élections régionales.

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Que propose Vox, le nouveau parti d’extrême droite espagnol ?

Le récent essor du parti Vox[1], créé en 2013 par une série de militants de la droite espagnole et d’anciens cadres du Parti populaire (PP) – formation chrétienne-démocrate qui a donné deux présidents du gouvernement à l’Espagne – a attiré toute l’attention sur ce regroupement électoral et sur son actuel président…

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Ils se sont trompés de statue

Dans cet article, Jesús Laínz revient sur le récent retrait d’une statue de Christophe Colomb à Los Angeles à titre de « réparation historique » face au génocide qu’il aurait commis à titre personnel dans le Nouveau Monde et aux exactions systématiques dont les Espagnols se seraient par la suite rendus coupables. Il cherche, comme d’autres chroniqueurs espagnols des dernières années, à revenir sur la « légende noire » de la colonisation espagnole en Amérique pour mieux la démonter.

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Quatre raisons pour lesquelles l’essor de Vox va se poursuivre

Comment expliquer l’essor que connaît ces derniers mois le parti espagnol de droite radicale (ou d’extrême droite, selon les classifications) Vox, fondé en 2013 et dirigé depuis lors par Santiago Abascal, ancien membre de la formation conservatrice hégémonique outre-Pyrénées, le Parti populaire (PP) ?

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Ce n’est pas la Catalogne, c’est le nationalisme

Le défi séparatiste catalan constitue aujourd’hui une menace extrêmement sérieuse pour l’existence même de l’Espagne en tant que nation et en tant qu’État. Il s’agit bien entendu d’une menace par le simple fait qu’il vise à arracher de l’Espagne, de manière unilatérale, 20 % de sa population, de son territoire et de son économie

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Le Gouvernement Sánchez, entre faiblesse et autoritarisme

L’accession au pouvoir de Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol, au début du mois de juin 2018 posait de nombreuses questions quant aux possibilités réelles de ce nouvel exécutif. Parvenu au palais de La Moncloa à la faveur d’une coalition disparate aux intérêts très divergents, le chef de ce cabinet social-démocrate, résolument européiste et très féminin est en situation de minorité et doit constamment composer avec des « alliés » remuants, dont les séparatistes catalans. Paradoxalement, cet état de faiblesse se traduit par un autoritarisme croissant de la part du nouveau gouvernement.

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