Après un mois de pandémie, les Italiens se réveillent eurosceptiques et prochinois 

Après un mois de pandémie, l’Italie se réveille eurosceptique, moins attachée à l’allié américain et philo chinoise. L’Europe est la grande perdante de cette période, comme le montrent les chiffres de l’institut de sondages Eumetra, diffusés le 5 avril : 70 % des Italiens sont en effet convaincus que l’Europe n’aidera pas l’Italie parce que l’Allemagne veut l’« étrangler ».

Selon un autre sondage, publié par l’institut SWG, 27 % des Italiens ont une opinion positive de l’Union européenne, tandis que le 36 % pensent que l’Italie doit se rapprocher de la Chine. L’investissement de Pékin, qui a envoyé de l’aide et des médecins quand l’Europe était silencieuse, se révèle donc payant.

L’attitude chinoise a été très appréciée par Luigi Di Maio, connu pour sa position pro-Pékin et grand instigateur de la signature du mémorandum des nouvelles Routes de la soie par son pays. Le 25 mars, le ministre des Affaires étrangères a directement fait référence à ce texte pour revendiquer politiquement les aides de Pékin : « Ceux qui nous ont moqués pour l’accord sur les nouvelles Route de la soie doivent admettre que cette amitié avec la Chine nous a permis de sauver des vies. »

Source : L’Opinion – Après un mois de pandémie, les Italiens se réveillent eurosceptiques et prochinois 

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